Bennet – les mathématiques et la foi

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Naftali Bennet, le ministre de l’Education Nationale, ne cesse de faire parler de lui à la suite d’une intervention dans le cadre d’une quelconque manifestation : non seulement Israël est une puissance dans le domaine du high-tech, mais se doit aussi d’atteindre un niveau non moins élevé dans les matières spirituelles !

« Je dois dire qu’à mes yeux l’étude du Judaïsme et sa bonne connaissance est plus importante que l’étude des mathématiques et de la science ».

« Il m’est difficile de déclarer une chose pareille, ajoute-t-il, quand nous sommes une puissance en high-tech, des exportateurs de connaissances et des innovateurs dans le monde entier, mais nous nous devons également d’être une puissance spirituelle, et exporter la connaissance morale dans le monde entier. C’est le chapitre à venir de l’aspiration sioniste, et ainsi nous redeviendrons la lumière des goyim. De Sion sortira la Tora, et la parole divine de Jérusalem ! »

Il dit encore : « Si sur l’immeuble de l’ONU a été inscrit le verset de Yechayahou (Isaïe 2,4) promettant qu’à la fin des temps on n’apprendrait plus à faire la guerre, et si les grandes civilisations du monde ont appris de nous à croire en un D’, à prendre soin de l’orphelin, du converti et de la veuve, et ont adopté le principe du jour de repos du Chabbath, toutes religions confondues, nous ne pouvons pas nous permettre d’en savoir moins. Car c’est notre bien, à nous tous. »

Et ces paroles, surprenantes, ont été rapportées par le quotidien tellement radical Haarets !  Lequel relève que, pourtant, le ministre Bennet est celui qui s’est promis d’augmenter le nombre des étudiants en mathématiques et a encouragé leurs études. Bon, mais Bennet peut avoir une échelle de valeurs un peu différent.

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Rassurons-nous : Haarets rapporte également une déclaration dudit ministre qu’il ne vise pas à ramener un quelconque enfant à la tradition (‘hazara bitechouva), il tient juste à ce que chaque élève, même d’origine druze, connaisse sa tradition. Nous voici rassurés.

Et encore plus à entendre, pour une fois, une telle déclaration en provenance d’un ministre de l’Education Nationale israélien. Ceci ne signifie pas encore que n’importe quelle école laïque du pays soit bonne pour les enfants qui émanent d’écoles juives pratiquantes de l’étranger, loin de là, mais au moins, Bennet semble avoir de bonnes intentions.

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