Décès : Mme « Slougui » Tova Solomons ע »ה

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Illustration : Le séminaire Or ha’Hayim de Bené Brak

Mme Solomons était connue par les anciennes de Gateshead, et celles de Tanger, pour avoir été l’une des éducatrices francophones dans ces deux centres, avant de s’installer avec son mari, décédé voici 35 ans, à Bene Brak, où elle a occupé un poste important dans ce même domaine. Elle vient de décéder à l’âge de 90 ans.

Elle est née à Paris en 1928 dans une famille affiliée à la ‘Hassidouth Alexander, venue de Pologne et de Roumanie se réfugier en France dans l’entre-deux-guerres. Les nazis ont envoyé son père à Auschwitz, d’où il n’est pas revenu. Sa mère a du s’occuper des enfants durant toute cette période terrible.

Après la Shoah, Slougui s’est rendue à Gateshead, au séminaire de Jeunes Filles de « Mister » Kohn, quand rav Dessler vivait encore dans la communauté et enseignait également à ce séminaire. C’est du reste lui qui a proposé le mariage avec rav Noa’h Solomons, qui avait auparavant étudié à l’université, mais avait rejoint la Yechiva de Gateshead.

Le couple a d’abord habité dans cette ville, puis s’est rendu à Londres pour prendre part à l’éducation des jeunes et à ramener des gens à la pratique. Cette même volonté les a amenés à rejoindre la communauté de Tanger, qui, alors, était au summum de son développement. La présence de Mme Salomons dans l’enceinte du séminaire a eu une très grande importance, et nombreuses furent les jeunes filles qui en furent influencées.

En 5725/1965, les Salomons décidèrent de se rendre en Erets Israël. Ils s’installèrent à Bené Brak, et les deux furent engagés dans le cadre de séminaires de jeunes filles, dont celui portant le nom de Or ha’Hayim. Mme Salomons ajouta à son travail une structure destinée à renforcer les jeunes filles après le séminaire, à les encourager à avancer dans leurs connaissances et leur formation. Elle organisa pour elles des Chabbatoth, et les amena souvent à se marier.

En 1982, elle perdit son mari, et dût depuis lors toute seule l’éducation de ses enfants et leurs mariages, ce qu’elle fit avec un courage remarquable.

Les six dernières années, elle a été frappée par une maladie la rendant impotente et incapable de communiquer avec son entourage.

Elle laisse derrière elle une grande famille, des enfants tous plongés dans la Tora – dont deux fils qui connus en France, rabbi Yehochoua’ pour avoir enseigné dans la région parisienne, et rabbi Eliahou, qui oeuvre à Marseille.

 

 

 

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