MéronPromenades
Kountrass News nº 123 - Chevat 5770 / Janvier 2010
MéronNous nous sommes à plusieurs reprises fait l'écho du fait qu'il y avait à Méron plus de cavernes funéraires que ce que l'on croyait. Pour les Kohanim, ce n'était pas la meilleure nouvelle possible... Nous avons voulu en savoir plus. Voici les résultats de notre enquête auprès de l'un des spécialistes en la matière. Nous avons parlé voici peu des problèmes que pose la visite de Méron pour des Kohanim, qui doivent éviter de passer par un endroit où se trouvent des tombes. Il leur est de même interdit de passer au-dessus de cavernes funéraires - car c'est dans des sites de cet ordre que l'on enterrait autrefois les morts - ou plutôt qu'on les ensevelissait une seconde fois, un an après leur décès. Nous avons voulu en savoir plus en ce qui concerne ce haut site, et avons rencontré le rav Avraham Na'hmani de Tsfat, délégué du Beth Din de la Eida ha'harédith de Jérusalem au sein du groupe qui gère de nos jours ce site. Le fait est que de nombreux aménagements sont en cours à Méron, d'abord parce que la Fondation Safra de Genève a pris sur elle la restauration du site, et ensuite parce que l'Etat d'Israël s'investit plus depuis quelque temps dans cet endroit, qui est, finalement, l'un des lieux les plus fréquentés d'Israël, après le Kottel ! Ce dernier fait ne plaît pas à tout le monde, mais il faut reconnaître que l'endroit est à présent mieux soigné et plus agréable d'accès. En même temps, diverses nouvelles cavernes ont été découvertes, permettant finalement de comprendre que rabbi Chimon bar Yo'haï n'est pas seul dans cette région. L'accès au site : les deux routes qui mènent à la tombe sont interdites, tant celle par laquelle on monte à la tombe de rabbi Chim'on que celle par laquelle on en redescend ! L'information concernant la route qui grimpe vers le site est récente : Un bulldozer devait enlever quelques pierres au début de la montée, mais ceci a permis de découvrir l'ouverture d'une caverne funéraire ! Il semble permis de monter à pied du côté gauche de la route, le plus près possible de l'autre voie, celle qui permet de repartir du site. Juste avant la montée, un chemin non carrossable monte vers la droite : les Kohanim peuvent l'emprunter, ou alors radicalement utiliser ce que l'on appelle à Méron le «kvich Bouréma», qui longe tout le village. Pour y arriver, il faut rouler d'abord jusqu'au bout du village, puis remonter sur la gauche. Cette route mène en fait également à la synagogue antique de Méron. Quand on arrive à proximité du site, il faut éviter de prendre le chemin qui le longe sur son flanc nord, à côté des anciennes toilettes, à présent réservées aux femmes, car on y voit l'ouverture d'une caverne ! On peut toutefois prendre le chemin que l'on rencontre quand on emprunte la route qui mène vers le site et continue tout droit, à côté de la Yéchiva tikhonith, ou prendre à droite quand on est venu par la route Bouréma. Par cette voie, on peut arriver jusqu'au toit de l'immeuble, en évitant toutefois de s'approcher trop de la coupelle qui s'y trouve. Le Beth haMidrach à droite, qui est l'endroit le plus haut du site, est considéré comme accessible aux Kohanim. D'un autre côté, le secteur qui se trouve à notre gauche est très problématique. Revenons à la route qui nous mène au site, au haut de la montée. Il nous faudra suivre le mur extérieur du site qui est dirigé vers Tsfat et l'Est, sans nous en écarter. A gauche, nous évitons la tombe de rabbi Iba Saba. Nous ne rentrerons pas par la porte centrale, bien qu'il semble que l'on puisse aller jusqu'au fond de la cour, mais il faut savoir tout de même que le second portail abrite la tombe de rabbi Yits'haq, un disciple de rabbi Chim'on. Toutefois, une porte fermée tout le temps entrave l'impureté qui provient de cette tombe, et permet l'accès aux Kohanim qui voudraient passer par cet endroit. En général, les Kohanim, si déjà ils se rendent à Méron, préfèrent continuer encore quelques mètres, et arriver à la terrasse située à proximité de l'immeuble, où l'on a installé depuis quelques années des constructions fermées. C'est là que l'on rencontrera peut-être le plus grand problème : si nous nous rendons un peu plus bas, par la voie qui longe le site, nous verrons, juste en dessous de ces constructions, une caverne funéraire. Ceci rend délicat l'utilisation de la grande terrasse avec ses oratoires : l'impureté montant, elle est effectivement entravée par la terrasse, mais le problème est que le toit des oratoires dépasse et donne sur l'extérieur, et capte ainsi l'impureté. Si les fenêtres des oratoires sont ouvertes, l'ensemble des salles est interdit aux Kohanim ! Il ne leur reste en fait que le morceau de terrasse qui n'est pas couvert qui leur soit permis, à condition expresse de ne pas sortir les bras au-delà de la rambarde. Notre guide, avant que nous quittions le site, nous a encore montré que là où sont construites d'anciennes toilettes (sur un plan situé en dessous de l'entrée principale de l'immeuble, on voit nettement des tombes creusées à même le roc. Ceci, là où passe le chemin dit «Lamehadrin» pour les Kohanim ! Il faut sans doute l'éviter. Inutile de dire que toute la partie arrière de l'immeuble, vers la tombe de Hillel, est interdite. Nous espérons avoir été assez clair, et apporté quelques informations supplémentaires pour les Kohanim désirant ce rendre sur ce haut site. Le plan ci-contre devrait permettre d'en mieux comprendre la topographie. Cette promenade nous a prouvé en tout cas ce qui nous semblait évident : on n'enterre pas soudain un maître du temps de la Michna tel que rabbi Chim'on en pleine nature, sans qu'il n'y ait d'autres sites funéraires dans la région, qui datent peut-être d'avant rabbi Chim'on, ou qui l'ont suivi. Pourquoi ne pourrait-on pas en savoir plus sur l'identité des défunts qui sont ensevelis dans ce site ? Rav Avraham Na'hmani nous a fait comprendre que nul n'a envie de se glisser dans ces cavernes. Egalement parce que si l'on annonce que l'on a trouvé de tels sites, il y a risque que des archéologues viennent les visiter. Or on sait par ailleurs combien ces scientifiques n'ont point le souci de respecter le repos éternel de nos grands maîtres. Plan![]()
LEGENDES : (1) Sur la route qui monte vers le site, quelques pierres indiquent l'entrée d'une caverne funéraire. Il faut, si l'on veut monter par cette route, se tenir le plus à gauche possible. Le chemin non carrossable qui prend juste au début de cette route est permis. ![]() (2) Au-dessus de l'immeuble, entre lui et l'école des Bené'Aqiva, on voit clairement l'ouverture d'une caverne dans le rocher. (3) Tout l'arrière de l'immeuble est totalement interdit, jusqu'à la tombe de Hillel et de ses disciples ![]() (4) C'est l'endroit qui est le plus problématique de nos jours : sous le balcon «des Kohanim», on voit clairement une entrée de caverne ! A partir d'elle, l'impureté monte et frappe le balcon, se glisse sous le petit toit qui en dépasse et, si les fenêtres sont ouvertes, rentre directement dans les salles. On ne peut prier actuellement qu'à l'extérieur des salles, sur la partie découverte du balcon. ![]() 5) Derrière les toilettes qui se trouvent en second plan, on distingue clairement des tombes. (6) La tombe de rabbi Yaba Sava. (7) La route qui descend de la tombe de rabbi Chim'on est interdite, du fait d'une autre caverne funéraire qui s'y trouve. |





