Vaad Harabanim

Schass et la Histadrout sioniste
Politique Kountrass News nº 124 - Adar 5770 / Février 2010

Schass et la Histadrout sioniste

Le parti Schass a fait un pas assez surprenant récemment, décidant de s'inscrire dans la Histadrouth sioniste mondiale, ce qui a provoqué plusieurs interrogations chez les autres groupes politiques orthodoxes. En effet, cette ancienne institution, fondée en son temps par Théodore Herzl, a pris au cours de l'histoire contemporaine un rôle important dans la direction des affaires juives de l'ensemble de la communauté, en particulier en ce qui concerne la vie juive en Terre sainte, et a souvent emprunté une voie allant à l'encontre de la position du judaïsme orthodoxe.

Ce fut le cas en particulier à l'époque de la Déclaration Balfour, quand un accord tacite entre les dirigeants de la communauté orthodoxe d'Erets Israël et la direction de la Histadrout voulait que l'éducation juive reste entre les mains de la communauté orthodoxe. Cette entente n'a pas été respectée par la suite, et l'éducation juive en Terre sainte a été coupée de ses sources religieuses.

De nos jours, les groupes réformistes et libéraux américains font partie de cet organisme, et l'esprit qui y règne est très éloigné de celui du judaïsme orthodoxe.

Il est vrai d'un côté que la présence de Schass permettrait une ouverture à l'avenir, en particulier par l'introduction de responsables orthodoxes dans le cadre du travail de la Sokhnout, ce qui n'est pas du tout le cas de nos jours. D'un autre côté, les dirigeants de la communauté orthodoxe pensent qu'il n'est pas acceptable qu'un groupe politique orthodoxe siège avec des représentants de ces groupes américains, opposés à la Tora et cherchant à en détruire le sens.

De ce fait, une grande pression est actuellement exercée sur les dirigeants de Schass, tant dans les journaux orthodoxes qu'à la Knesseth, avec une intervention très virulente du rav Moché Gafni, afin d'influencer Schass à repenser sa décision et à abandonner cette voie.

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