Les Palestiniens appellent au boycott d’un centre commercial « favorisant la coexistence »

0
37
Photo : Ramy Lévy

Les Palestiniens appellent au boycott d’un centre commercial « favorisant la coexistence » où des enseignes israéliennes et arabes sont côte-à-côte

Des activistes palestiniens ont entamé une campagne de boycott visant à dissuader leurs compatriotes de se rendre dans un tout nouveau centre commercial où des enseignes israéliennes et arabes doivent ouvrir côte-à-côte.

Le projet, qui a coûté 200 millions de shekels (47 millions d’euros), a été lancé par le magnat israélien des supermarchés, Rami Levy.

Sur le point d’être terminé, il a été construit dans la zone industrielle d’Atarot, au nord de Jérusalem, tout près de Ramallah, et à quelques mètres seulement du mur de séparation construit par les autorités israéliennes.

Sur les réseaux sociaux les activistes palestiniens ont indiqué que le boycott des centres commerciaux israéliens était un « devoir religieux, national et moral », précisant que l’ouverture de cet établissement participait à la judaïsation de Jérusalem et à la destruction de l’économie arabe.

« En achetant des biens israéliens, vous financez l’occupation », a notamment indiqué le mouvement des Forces nationales et islamiques de la Ville de Jérusalem.

Le communiqué a été publié par Wafa, l’agence de presse officielle de l’Autorité palestinienne, signe que les autorités de Ramallah soutiennent le mouvement de boycott.

« Favoriser la coexistence »

« Je suis venu dans la région pour deux raisons: car j’aime faire fleurir les régions sauvages […] et parce que cette zone est négligée. D’après moi, cela doit et peut changer », a indiqué Rami Levy au journal Globes le mois dernier.

« Je crois que ce site convient à toutes les populations, les Juifs, les Musulmans et les Chrétiens, et que ça permettra la coexistence », a précisé l’initiateur du projet.

Selon lui, « en plus des habitants des communautés juives […] 230.000 résidents arabes avec une carte d’identité bleue vivent près du nouveau projet », en l’occurrence des Palestiniens disposant de laissez-passer vers l’Etat hébreu. « Là-bas, il n’y a pas de centre commerciaux à leur disposition », a également indiqué Rami Levy au journal économique israélien.

Malgré les appels palestiniens à ne pas se rendre dans le nouveau centre commercial, plusieurs chaînes israéliennes telles que Cafe Greg ou Crazy Line ont maintenu leur décision de laisser des commerçants arabes utiliser leurs franchises.

 

Aucun commentaires

Laisser un commentaire