Montpellier: Des archéologues tentent de percer les secrets de l’un des plus beaux mikvés du monde…

0
151

PATRIMOINE Des fouilles ont été entreprises sur le site du mikvé, dans l’Ecusson…

C’est l’un des lieux les plus mystérieux de Montpellier, à quelques mètres sous terre, où la fraîcheur surprend, même quand le mercure frôle les 35°C dans les rues.

Rue de la Barralerie, dans l’Ecusson, se cache l’un des mikvés les mieux conservés du monde. Découvert en parfait état en 1985, ce bain rituel juif de purification, construit au XIIIe siècle, est le témoin de la présence d’une communauté juive, dans le Montpellier médiéval. Pour en découvrir un peu plus, des fouilles ont été entreprises sur le site.

« Des données plus ou moins faciles à déchiffrer »

20 Minutes a descendu la quinzaine de marches qui mène à ce lieu étonnant, pour en savoir un peu plus sur les dernières découvertes qui ont été accomplies. « Nous connaissons bien le mikvé, mais nous nous sommes demandé si l’on pouvait retrouver d’autres restes, autour, d’une synagogue, notamment », confie l’archéologue Christian Markiewicz, du Laboratoire d’archéologie médiévale et moderne en Méditerranée.

Avec son équipe, l’archéologue a déniché « un ensemble de données archéologiques plus ou moins faciles à déchiffrer », qui montre que des juifs ont bien vécu ici, il y a huit siècles. Une « baignoire », notamment, en haut de l’escalier qui mène au mikvé. « C’était un lieu pour se laver, sans doute, avant de pénétrer dans le mikvé », note l’archéologue.

L'un des vestiges retrouvés par les archéologues sur le site du mikvé : un petit bassin, qui servait de baignoire.

L’un des vestiges retrouvés par les archéologues sur le site du mikvé : un petit bassin, qui servait de baignoire. – N. Bonzom / Maxele Presse

La synagogue a peut-être été détruite

« Au début du XIVe siècle, le roi Philippe le Bel a expulsé les juifs, reprend Christian Markiewicz. Nous avons constaté que certains niveaux avaient été recouverts de terre à l’époque, le signe, sans doute, d’une réappropriation chrétienne des lieux. » La synagogue, elle, a peut-être été détruite. Mais le mikvé, lui, est resté, sauvé, sans doute parce qu’il servait de puits à la population, pour récupérer l’eau ou laver le linge. Puis le bassin est devenu une cave à charbon, ou un débarras, avant d’être découvert en 1985.

Ces nouvelles découvertes devraient être prochainement dévoilées aux curieux.

Source www.20minutes.fr

Aucun commentaires

Laisser un commentaire