Les méthodes douteuses de Marc Rylewski, le « journaliste gilet jaune » qui interpelle Aphatie

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Il se présente comme un « gilet jaune » ou un « journaliste de rue ». Téléphone à la main, il interpelle dans la rue des politiques, des stars de l’info ou des célébrités. Puis il poste ses interviews sur YouTube via son compte intitulé Isadora Duncan, nom emprunté à une célèbre danseuse américaine morte étranglée par son foulard au début du siècle dernier. Côté politique, François de Rugy, Laurent Wauquiez, Chantal Jouanno ou encore Mounir Mahjoubi ont eu affaire à lui. Côté journalistes, Audrey Crespo Mara, Thomas Sotto et dernièrement Jean-Michel Aphatie. Les questions ont presque toujours une tonalité anti-élites, souvent complotiste, voire antisémite.

Le reporter de rue, qui ne dit jamais son nom à ceux qu’il alpague, s’appelle Marc Rylewski. D’après son profil sur le site Copains d’avant, c’est un homme de 49 ans qui a un temps travaillé pour l’agence photo Gamma. Selon un article de CBS relayé par le journaliste Vincent Glad, c’est un « paparazzi bien connu » sur la place de Paris. Ce qui expliquerait sa facilité à approcher les stars et personnalités.

Le 8 décembre dernier, c’est lui qui a piégé Franck Dubosc en publiant un échange où l’artiste retire son soutien aux « gilets jaunes ». Au « reporter » qui lui demande s’il veut bien parrainer une émission sur le mouvement, l’humoriste répond agacé : « Sûrement pas. Vous êtes trop haineux, trop hargneux. » La vidéo sera reprise partout. « Dévasté », Dubosc ira s’excuser dans l’émission « Touche pas à mon poste » de Cyril Hanouna…

Jeudi 10 janvier, c’est son interview de Jean-Michel Apathie qui fait parler d’elle. Mais cette fois, le journaliste « gilet jaune » s’est fait prendre à son propre piège. Sur la vidéo, qui dure six minutes, on voit Aphatie accepter l’échange, garder son sang-froid et démonter une à une les provocations et questions très orientées du « reporter de rue ». Pêle-mêle, Rylewski accuse Aphatie d’être un millionnaire, d’habiter dans le 16e arrondissement et, in fine, « d’être du côté du mensonge » quand « les ‘gilets jaunes’ sont du côté de la vérité ». La séquence se termine par une évocation de la « quenelle », ce geste explicitement antisémite popularisé par Dieudonné.

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Dans une autre vidéo postée récemment, Rylewski interroge cette fois le secrétaire d’Etat Mounir Mahjoubi au sujet des « gilets jaunes » avec une question aux relents antisémites : « Est-ce qu’on peut dire dire que le bétail goy [non-juif] se rebelle ? », commence-t-il. Devant l’incompréhension du ministre, il précise sa question : « Cette révolution des ‘gilets jaunes’, qui provient du peuple, c’est un petit peu comme il est dit dans le Talmud, que les chiens de goy doivent être écrasés et là ils se rebellent… » Interloqué, Mounir Mahjoubi s’écarte poliment.

Tous n’ont pas la même politesse. Quand il s’est vu demander s’il s’était « entendu avec Macron pour ne pas perdre son procès », Bernard Tapie s’est fâché immédiatement. L’homme d’affaires, qui en a vu d’autres, a répondu, cinglant :

Source www.nouvelobs.com

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