Les résultats de la chasse à l’homme

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Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu listens as President Barack Obama makes a statement to reporters in the Oval Office at the White House in Washington, Monday, Sept. 30, 2013. The White House said the two leaders would discuss negotiations with the Palestinians, developments in Syria and Iran. (AP Photo/Charles Dharapak)

La police a donc conclu qu’il y avait lieu de lancer des poursuites contre le Premier ministre d’Israël, Biniamin Netaniahou. Que faut-il en penser ?

Pr Avraham Diskin, spécialisé en sciences politiques, s’est exprimé devant Aroutz 7, délivrant plusieurs conceptions pour le moins intéressantes : « Sur le plan juridique, selon les règles fixées dans ces circonstances, l’obligation de démissionner n’entre en compte que quand il est accusé de manière définitive d’avoir commis une faute le disqualifiant, ou alors si la Knesset décide de mettre fin à son mandat ».

Il n’a pas caché son étonnement face à la capacité de résistance morale de Netaniahou : « Contrairement à ce qui avait été dit à cet égard, quand on nous mettait en garde face au manque de solidité du personnage, Netaniahou prévoit déjà vers quel horizon ces affaires se dirigent, et sait œuvrer actuellement sur le plan sécuritaire au niveau international et sur le plan intérieur, faisant déjà passer le budget de l’an prochain. »

Diskin admet que Netaniahou jouit d’un gouvernement bien établi, mais cela se joue au prix d’une division interne très marquée : « Tous les éléments formant la coalition gouvernementale actuelle le soutiennent, lui accordant une majorité de 66 députés. Même par ci et par là certains députés peuvent se révolter, il en faut sept qui quittent le gouvernement pour que la coalition s’effondre. Mais d’un autre côté, la division est grande, car tous les membres de l’opposition, y compris le parti de Lapid, exigent sa démission, ce qui alourdit la division interne dans le peuple. »

Pr Diskin explique que le phénomène des cadeaux était présent chez tous les dirigeants politiques israéliens, y compris Ben Gourion. « Je me souviens, quand j’étais enfant, je me trouvais dans un magasin de livres quand soudain le premier Premier ministre est venu, David Ben Gourion. Il est passé entre les étagères, désigna tel ou tel livre, puis quitta les lieux les bras chargés, sans avoir payé. Tous ces livres finirent dans sa bibliothèque, puis ont été conservés dans la collection créée à Sdé Boker…

« Je me suis trouvé à une autre occasion dans un hôtel à Jérusalem, auprès de l’un des anciens dirigeants politiques qui n’était pas en fonction alors. Nous avons mangé, un repas normal, puis quelqu’un lui a présenté la note, il l’a signée, et m’a regardé en souriant : cela se passe toujours ainsi, mais il n’avait aucune idée de qui payait…

« On peut trouver de nombreux hommes politiques en Israël qui étaient des gens pauvres de manière notoire, mais quand, par la suite, on étudie leurs déclarations d’impôt, leur richesse était remarquable. D’où cela ?….

Pr Diskin prétend qu’il s’agit en l’occurrence de la plus importante chasse à l’homme jamais réalisée : « Je ne suis pas totalement sûr que les mains de Netaniahou sont totalement propres, mais une chose est claire à mes yeux, c’est que la chasse menée contre lui est d’une longueur inouïe, tandis que la plupart des éléments sont amenés à disparaitre. Les bouteilles, la conduite dans son domicile, tous ces éléments stupides. Il est fort clair qu’il s’agit d’une poursuite gratuite. La vérité ne nous sera jamais connue, et je n’ai pas totalement confiance dans les instances juridiques »…

A méditer.

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