L’opération d’évacuation a commencé : les passagers du « navire du virus Hanta » débarquent pour une mise en quarantaine en Espagne

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Les autorités espagnoles ont entamé l’évacuation contrôlée des passagers du navire où s’est déclaré le virus Hanta ; le premier groupe a été transféré en isolement à Madrid, tandis que d’autres pays s’apprêtent à rapatrier leurs ressortissants.

JDN

Après de longs jours d’attente, d’isolement et d’incertitude en plein océan, l’opération d’évacuation des passagers du navire d’expédition MV Hondius, sur lequel une épidémie de virus Hanta a été détectée, a débuté aujourd’hui.

Le premier groupe à avoir débarqué comprend des citoyens espagnols, qui ont été transférés par de petites embarcations vers le port de Granadilla à Tenerife. De là, ils ont été transportés dans des bus dédiés vers l’aéroport, puis acheminés par avion vers Madrid — où ils seront placés en quarantaine et subiront des examens médicaux.

Détails de l’incident

Le navire, qui transporte plus de 140 passagers et membres d’équipage, est arrivé aux îles Canaries après un voyage commencé début avril dans le sud de l’Argentine. Les autorités espagnoles ont mis en place une zone isolée dans le port et ont souligné que l’évacuation se ferait par petits groupes et par nationalité, en maintenant une séparation totale avec la population locale.

  • Bilan humain : Selon les rapports, trois personnes sont décédées durant l’épidémie et cinq autres passagers ont été diagnostiqués malades.

  • État actuel : Lors de l’arrivée au port, aucun passager présentant des symptômes actifs n’a été identifié, mais le suivi médical se poursuit.

Coopération internationale

D’autres pays, dont les États-Unis et le Royaume-Uni, se préparent à évacuer leurs citoyens par des vols spéciaux pour les placer en quarantaine ou sous surveillance dès leur retour. Une fois l’évacuation terminée, une équipe réduite restera à bord du navire, qui fera route vers les Pays-Bas pour une opération de désinfection complète.

Le virus « Andes » en cause

L’épidémie est attribuée, du moins en partie, à la souche « Andes » du virus Hanta. Il s’agit d’une souche rare originaire d’Amérique du Sud, qui se distingue par le fait que, dans des cas exceptionnels, une transmission d’homme à homme a été documentée.

Malgré cela, les autorités insistent sur le fait que le risque pour le grand public reste faible, le virus ne se propageant pas aussi facilement que les maladies respiratoires courantes. L’évacuation sous protocole d’isolement vise principalement à minimiser les risques et à garder un contrôle total sur la situation.

Parallèlement, un effort international est en cours pour localiser les passagers ayant débarqué du navire lors des premières étapes de la croisière, afin de s’assurer qu’ils n’ont pas développé de symptômes et d’empêcher toute propagation plus large du virus.

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