Le gouvernement : « Les étudiants de Yechiva ne sont pas des délinquants »

0
23

Face aux vagues d’incitation – Le gouvernement clarifie devant la Cour suprême : « Les étudiants de Yeshiva ne sont pas des délinquants »

Le secrétaire du gouvernement a précisé aujourd’hui que les étudiants de Yechiva ne sont pas des criminels. Il pointe du doigt la Cour suprême (Bagatz) elle-même, qui a annulé la loi régissant leur statut, transformant ainsi l’étude de la Tora en infraction pénale dans l’État des Juifs. Il s’agit d’une mise au point cruciale à l’heure où le peuple d’Israël a besoin de mérites.

JDN – Israël Zeev Loewenthal 

Un climat de persécution dénoncé

Le public orthodoxe vit sous une incitation incessante de la part des médias généralistes, des politiciens de l’opposition et de certaines franges du sionisme religieux. Le système judiciaire semble totalement mobilisé pour promouvoir une persécution économique et pénale contre les étudiants de Yechiva, mettant ainsi l’État des Juifs en péril.

À l’approche d’une nouvelle confrontation avec l’Iran, il est évident pour tout esprit sensé qu’un État qui se fixe pour objectif de poursuivre ceux qui étudient la Tora — l’élite du peuple d’Israël — en les qualifiant de « réfractaires » ou de « déserteurs », se met en danger. Le peuple d’Israël a besoin de mérites spirituels, et l’on pourrait craindre que l’Accusateur divin ne prétende qu’Israël ne mérite plus la protection offerte par l’étude de la Tora s’il la persécute.

La riposte de Yossi Fuchs

Ce matin, nous avons publié la réponse du secrétaire du gouvernement, l’avocat Yossi Fuchs, à la Cour suprême. Dans le cadre d’une requête pour « outrage au tribunal » (visant le gouvernement qui ne formule pas de sanctions contre les ‘Harédim), Fuchs a apporté une précision capitale : « Il est apparu qu’il n’existe pas de phénomène de désertion massif en dehors du secteur orthodoxe […] En réalité, chez les ‘Harédim, il ne s’agit pas d’un phénomène criminel mais d’une situation sans précédent depuis la création de l’État : l’absence d’un chapitre dans la Loi sur le Service de Défense régissant le report d’incorporation pour ceux dont « la Tora est l’unique occupation ». C’est précisément cette situation que le gouvernement s’efforce de corriger. »

L’étude de la Tora n’est pas un crime

Par ces mots, le secrétaire du gouvernement clarifie, au nom du Premier ministre, que les étudiants de Yechiva ne sont pas des délinquants. L’étude de la Tora n’est pas une interdiction pénale — du moins, c’est la position officielle du gouvernement d’Israël.

Ces propos constituent un plaidoyer important pour le peuple d’Israël. En substance, Fuchs explique que si les étudiants de Yechiva sont aujourd’hui définis comme délinquants, la honte en incombe à la Cour suprême elle-même. C’est elle qui a choisi d’annuler les dispositions législatives qui accordaient le report de service, acculant ainsi tout le monde des Yechivoth à l’illégalité.

Conclusion

Cette clarification était nécessaire. Si le système judiciaire persécute effectivement le monde de la Tora — l’arrêt « Sohlberg » ne laissant aucun doute sur l’hostilité de certains juges envers les érudits — au moins, le représentant du gouvernement s’en dissocie fermement.

Aucun commentaire

Laisser un commentaire