La tempête autour de l’autorisation d’une manifestation à Tel-Aviv se poursuit. Yair Maayan (notre photo) a comparé la décision des juges à la négligence ayant conduit à la mort de 8 jeunes dans la crue du torrent Tzafit : « Eux aussi ont ignoré les consignes et mis sciemment des vies en danger, c’est une infraction pénale. »
Walla – Yanir Yagna
Le maire d’Arad, Yair Maayan, a de nouveau attaqué hier (dimanche) les juges de la Cour Suprême (Bagatz) suite à l’autorisation spéciale accordée pour une manifestation contre la guerre à Tel-Aviv, allant jusqu’à demander l’ouverture d’une enquête contre les trois juges concernés.
Pour rappel, la position du Commandement du Front intérieur est qu’aucun rassemblement exceptionnel ne doit être autorisé pour des manifestations. Cependant, samedi, la Cour Suprême a statué que la police devait permettre un rassemblement plus important, dans le cadre d’un recours concernant les manifestations anti-guerre à Tel-Aviv. Seize manifestants ont été arrêtés après que les policiers ont ordonné la dispersion de la foule, affirmant que les manifestants s’étaient rassemblés en violation de la décision de la Cour et des consignes du Front intérieur.
En réaction, Maayan a déclaré : « Les juges de la Cour Suprême ont délibérément mis des vies en danger — ils ont commis une infraction pénale. La gravité de cet acte dépasse celle des directeurs de l’académie pré-militaire dont la négligence a causé la mort de 8 jeunes lors de la crue du Nahal Tzafit. Tout comme ces directeurs qui ont ignoré les consignes du centre de crise, les juges ont ignoré les directives de sécurité du Front intérieur, mettant des vies en péril et causant un blessé critique lors de la manifestation. »
Maayan a ajouté : « Il est du devoir du chef de la police d’ouvrir une enquête contre les trois juges qui ont autorisé la manifestation et même de les arrêter. Il est du devoir du ministre de la Justice de les suspendre. Des juges qui, malgré les efforts du Front intérieur pour convaincre les citoyens de se protéger, mènent à l’anarchie et à l’abandon de la vie humaine. »
Aussitôt après le verdict, Maayan avait exprimé sa protestation par l’ironie : « Conformément à la décision de la Cour Suprême autorisant une manifestation jusqu’à 150 personnes sans abri anti-missile, nous organiserons dès demain une ‘manifestation’ de 8h00 à 18h00 au centre aquatique municipal sans protection. Des ‘manifestations’ auront également lieu au centre communautaire et au marché municipal lundi. Je remercie la Cour Suprême pour l’autorisation de mettre en danger la vie des résidents d’Israël, à l’encontre des consignes de sécurité. »


























