Le monde s’en réjouit, Israël déçu : toutes les réactions à l’annonce du cessez-le-feu

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L’Allemagne a remercié le Pakistan pour sa médiation ayant mené au cessez-le-feu temporaire. Le Royaume-Uni a déclaré que l’accord devrait apporter un « soulagement à la région et au monde », tandis que Keir Starmer est attendu dans les pays du Golfe. La France prévient : la situation au Liban est critique et un cessez-le-feu y est nécessaire.

Kol réga’ – Shimon Ben Ezra 

En Europe, on s’est félicité durant la fête du cessez-le-feu temporaire de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran. Les principales puissances du continent ont salué cette initiative, appelant à la poursuite de l’apaisement et à la signature d’un accord permanent.

Le président français Emmanuel Macron a également évoqué la situation au Liban, suite aux déclarations du Premier ministre Netanyahou affirmant que l’accord n’incluait pas le territoire libanais. « Il est positif que l’Iran ait exprimé sa volonté d’ouvrir le détroit d’Ormuz », a-t-il déclaré, ajoutant que « la situation au Liban reste critique, et le cessez-le-feu doit également s’étendre à ce pays ».

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a lui aussi salué l’accord, affirmant qu’il devrait apporter un soulagement à la région et au monde. Selon certaines informations, il devrait se rendre aujourd’hui dans les pays du Golfe.

Kaja Kallas, la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, a qualifié cet accord de « pas en arrière par rapport au seuil de l’escalade » après des semaines de tensions. Selon elle, l’accord crée une opportunité pour réduire les menaces, stopper les lancements de missiles, rétablir les voies de navigation et progresser diplomatiquement vers un accord à long terme. Elle a insisté sur la nécessité de rouvrir le détroit d’Ormuz et a remercié le ministre des Affaires étrangères du Pakistan pour son implication.

Réactions au Moyen-Orient et en Asie

Le ministère saoudien des Affaires étrangères a exprimé l’espoir que ce cessez-le-feu mène à un calme durable. Le ministre des Affaires étrangères d’Oman a affirmé le soutien de son pays aux efforts de sécurité régionale, tout en appelant à des discussions sérieuses entre l’Iran et les États-Unis. « Pour l’instant, le monde a reculé face à la catastrophe », a-t-il déclaré, tout en prévenant qu’il n’y a pas de place pour l’autosatisfaction.

La Chine, qui selon Trump a participé à la médiation, a également salué la trêve, soulignant qu’elle œuvre pour la promotion d’une paix durable au Moyen-Orient.

En Israël : « Un désastre diplomatique »

En revanche, la classe politique israélienne se montre cinglante :

  • Yaïr Lapid (Chef de l’opposition) : Il a qualifié les développements de « désastre diplomatique ». Selon lui : « Il n’y a jamais eu de tel désastre dans notre histoire. Israël n’était même pas à la table alors que des décisions touchant au cœur de notre sécurité nationale étaient prises. Il nous faudra des années pour réparer les dommages causés par Netanyahou à cause de son arrogance et de son manque de planification. »

  • Avigdor Liberman (Israël Beytenu) : « Ce cessez-le-feu donne au régime des Ayatollahs un temps de répit pour se réorganiser. Tout accord sans renoncement à la destruction d’Israël, à l’enrichissement d’uranium et au soutien au terrorisme signifie que nous devrons retourner au combat dans des conditions plus difficiles et à un prix plus lourd. »

  • Zvika Fogel (Coalition, Otzma Yehudit) : Le président de la commission de la Sécurité nationale s’est montré plus sardonique en s’adressant directement au président américain : « Donald, tu t’es dégonflé (litt. « tu as fini en canard ») ».

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