Selon l’agence IRNA, Téhéran a rejeté un cessez-le-feu temporaire et a transmis via le Pakistan une réponse en 10 points. Trump a réagi avec colère, menaçant l’Iran d’un « prix lourd » tout en précisant que la guerre pourrait encore se terminer rapidement s’il accédait aux demandes.
JDN – Meir Gilboa
L’Iran a transmis au Pakistan sa réponse à la proposition américaine pour mettre fin à la guerre, a rapporté l’agence de presse iranienne IRNA. Selon le rapport, la réponse comprend 10 articles, s’appuie sur l’expérience passée et rejette l’idée d’un cessez-le-feu temporaire.
IRNA indique qu’après deux semaines d’examen, Téhéran a envoyé sa réponse à l’offre américaine par l’intermédiaire du Pakistan, qui sert de médiateur entre les parties. Selon le rapport, l’Iran souligne la nécessité d’une fin permanente de la guerre, en tenant compte de ses observations et de ses exigences.
Parmi les demandes formulées par l’Iran figureraient la fin des affrontements dans la région, l’établissement d’un protocole pour un passage sécurisé dans le détroit d’Ormuz, la réparation des dommages et la levée des sanctions.
La réaction de Trump
La réponse iranienne a suscité la colère. Le président des États-Unis, Donald Trump, a déclaré lors d’un échange avec des journalistes sur la pelouse de la Maison Blanche qu’il était « très contrarié » et a averti que l’Iran « allait payer un prix lourd » pour avoir rejeté l’offre. Selon lui, « si je devais choisir, je leur prendrais leur pétrole », ajoutant une déclaration inhabituelle selon laquelle « le peuple iranien veut entendre des bombes parce qu’il veut être libre ».
Parallèlement, le porte-parole de l’armée iranienne, Mohammad Akraminia, a précisé que l’Iran n’était pas pressé de se retirer du conflit. « Nous pouvons poursuivre la guerre aussi longtemps que les autorités politiques le jugeront bon », a-t-il déclaré à IRNA. Selon lui, « l’ennemi doit absolument le regretter », ajoutant que pour Téhéran, l’objectif est d’aboutir après la guerre à une réalité sécuritaire qui empêchera un nouveau conflit.
L’implication d’Israël
Dans le contexte de ces contacts, le Premier ministre Benjamin Netanyahou s’est entretenu la nuit dernière pendant environ une demi-heure avec le président Donald Trump. En parallèle, l’envoyé de Trump pour les négociations, Steve Witkoff, continue de tenir Israël informé des détails de ses discussions avec les représentants du Pakistan et avec le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi.
Une source israélienne a déclaré plus tôt à Ynet qu’Israël n’était pas encore convaincu que les contacts aboutiraient. « On ne peut pas savoir ce qui va se passer, cela peut aller dans un sens ou dans l’autre », a-t-il affirmé. Selon lui, l’estimation en Israël est que la démarche pourrait se terminer par une rupture, notamment parce que Mojtaba Khamenei n’a pas encore donné de réponse, et parce que les Gardiens de la Révolution ont du mal à s’écarter de leur ligne idéologique radicale et ne sont pas prêts à ouvrir le détroit d’Ormuz.
Israël estime par ailleurs que l’Iran éprouve des difficultés significatives à frapper avec précision les cibles d’infrastructure et d’énergie en Israël, et qu’il ne parvient pas jusqu’à présent à infliger des dommages réels aux infrastructures nationales.


























