Recrutement des femmes au combat ? La question que personne n’ose poser

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Le rav Ilai Oferan publie un post qui donne à réfléchir : le débat sur les femmes combattantes ne peut se limiter à l’âge de 18 ans. À quoi ressemblera la réserve quand des unités entières reposeront sur des mères de famille ?

Site Srouguim 

Au-delà du service obligatoire : le défi de la réserve

Le débat public sur l’intégration des femmes dans les unités combattantes se concentre généralement sur les capacités physiques ou la mixité. Cependant, le rav Ilai Oferan souhaite attirer l’attention sur un point critique resté jusqu’ici sous les radars : le service de réserve (Milouim) sur le long terme. Selon lui, sans une réflexion sur le modèle de la réserve, le débat reste superficiel et incomplet.

Combattante à 18 ans vs combattante à 35 ans

Pour le rav Oferan, la question de savoir si une jeune fille de 18 ans peut et veut être combattante est simple, et la réponse est affirmative (pour les personnes du groupe de Srouguim). Cependant, Tsahal est une armée qui repose sur un système de réserve s’étendant sur 20 ans. La véritable question est de savoir comment ces femmes continueront à servir comme combattantes dans la trentaine.

Il s’interroge sur la viabilité d’un système de combat basé sur des femmes de cet âge, en tenant compte des défis physiques et familiaux : « Comment est-il juste de baser l’appareil combattant sur elles à ces âges-là, en tenant compte des grossesses, des accouchements, etc. ? », écrit-il.

L’effondrement du modèle « Le foyer reste à l’arrière »

Un autre point soulevé concerne la structure familiale en temps de guerre. La dernière guerre a prouvé que le système de réserve repose sur un modèle où l’un des conjoints est mobilisé, tandis que l’autre reste pour gérer la maison et les enfants. Un recrutement massif de femmes au combat obligerait Tsahal à coordonner la mobilisation des deux conjoints servant dans des unités combattantes.

Il avertit que ce défi logistique et administratif est extrêmement complexe : « Cela rendra le défi de la gestion des effectifs beaucoup plus compliqué. Un recrutement large imposera une coordination entre la mobilisation des deux membres du couple. »

Débat sérieux ou simples slogans ?

Le rav Oferan appelle les deux parties du débat public à approfondir leurs arguments au-delà des clichés habituels :

  • Les partisans du recrutement des femmes doivent proposer un modèle viable pour un tel système de réserve.

  • Les opposants doivent expliquer où l’armée trouvera les effectifs combattants qui lui manquent cruellement.

« Sans cela », conclut le rav Oferan, « nous restons bloqués au stade des slogans et des clichés. »

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