La Cour suprême est-elle effrayée par la critique publique ? Matti Dan explique pourquoi la lutte pour la sainteté du Kotel est à un tournant décisif : « Ils voient les milliers de personnes venir prier et réalisent qu’ils ne pourront pas faire passer ce décret en silence. »
Emess – Bezalel Kahn et David ‘Hakham
Un revirement judiciaire inattendu
En plein cœur de la bataille juridique et publique sur l’avenir de l’esplanade du Mur des Lamentations, Matti Dan, l’un des leaders militants pour la sainteté de Jérusalem, s’est exprimé sur les ondes de Kol ‘Haï. Il a décrit un développement inhabituel : une annonce officielle du porte-parole du pouvoir judiciaire, qu’il interprète comme une tentative désespérée de la Cour suprême (Bagatz) de se décharger de la responsabilité du partage du Kotel sur le Premier ministre.
L’annonce qui sème le trouble
Matti Dan est revenu sur le communiqué surprenant publié vendredi dernier, expliquant qu’il s’agit d’un événement rare dans le paysage juridique :
« Quelque chose de très étrange s’est produit. Le porte-parole du pouvoir judiciaire a publié un communiqué officiel, une sorte d’excuse, disant : « Ce n’est pas nous qui divisons le Kotel, cela vient du Premier ministre ». En plein milieu d’une procédure judiciaire, le porte-parole ressent le besoin de préciser au peuple d’Israël qu’il n’est pas coupable. »
La crainte de la pression populaire
Selon lui, cette démarche témoigne de l’inquiétude profonde des juges face à la désapprobation de l’opinion publique :
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Prise de conscience : « Ils comprennent que le peuple d’Israël se réveille et saisit ce qui se joue ici. »
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Mobilisation : « Ils voient les milliers de fidèles affluer et comprennent qu’ils ne pourront pas imposer ce décret sans bruit. »
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Défausse politique : « Ils essaient donc de rejeter la responsabilité sur l’échelon politique. »



























