
Le gouvernement s’active pour faire adopter le budget 2026 d’ici deux semaines. Selon les estimations, le Shas et Degel HaTorah voteront en faveur du texte en raison de l’ajout de milliards de shekels pour la Défense en pleine guerre.
JDN – David Feuchtwanger – Flash 90
Au sein de la coalition, on estime que malgré l’impasse entourant la loi sur la conscription, les factions orthodoxes devraient finalement soutenir l’approbation du budget de l’État pour l’année 2026. Ce soutien permettrait de consolider une majorité pour faire passer le budget avant la date limite de la fin du mois.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a donné des instructions lors de la dernière réunion du cabinet pour finaliser l’adoption du budget sous deux semaines. Au cours des discussions, le secrétaire du gouvernement, Me Yossi Fuchs, a indiqué que l’option d’ajouter des milliards de shekels au budget de la Défense est à l’étude, compte tenu de la prolongation de la guerre.
Le gouvernement devrait se réunir dans le courant de la semaine, peut-être dès les prochains jours, pour approuver un amendement à la loi de finances incluant une augmentation significative des crédits militaires.
La menace d’élections anticipées
À la Knesset, les débats se poursuivent parallèlement dans les commissions compétentes pour respecter le calendrier. À la fin du mois, le délai légal pour l’adoption du budget expirera ; s’il n’est pas voté d’ici là, le gouvernement sera automatiquement dissous et le pays se dirigera vers de nouvelles élections.
Malgré l’exigence initiale des partis orthodoxes de faire progresser la loi sur la conscription (Loi du Recrutement) comme condition à leur soutien budgétaire, des sources de la coalition estiment que le Shas et Degel HaTorah préféreront voter le budget. Ce choix s’explique notamment par l’urgence sécuritaire face à l’Iran et au Hezbollah.
Blocage juridique
Par ailleurs, le litige concernant la conscription ne se situe plus tant entre les partis orthodoxes et le reste de la coalition, mais plutôt entre les exigences des religieux et la position des conseillers juridiques de la Commission des Affaires étrangères et de la Défense. En raison de ce différend juridique, aucune nouvelle session n’a encore été fixée pour faire avancer la loi.
Enfin, la coalition souligne que le budget comprend des avantages financiers importants pour le secteur orthodoxe. Une chute du gouvernement pour non-vote du budget laisserait ces partis dans une situation précaire : sans loi sur la conscription et sans les suppléments budgétaires attendus.


























