La guerre des robes !

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La guerre des robes : le Comité de la communauté séfarade adresse une mise en demeure cinglante à l’« imposteur »

Le Comité de la communauté séfarade de Jérusalem, qui détient les droits exclusifs sur les symboles du « Rishon LeZion » depuis l’époque du Ramban, exige par lettre officielle que le « rabbin » Eyal Tzionov cesse immédiatement de porter la robe et la toque sans autorisation : « Tromperie, profanation du Nom de Dieu et mépris de l’honneur de la Tora. »

Kol réga’ – Moshe Weisberg 

Le Comité de la communauté séfarade de Jérusalem, institution historique aux racines profondes qui accompagne le leadership sefarade depuis des siècles, lance une offensive frontale et juridique sans précédent contre ce qu’il appelle « l’appropriation non autorisée des symboles du pouvoir ». Dans une mise en demeure d’une virulence rare, le président du comité, Avraham Doron, avertit le Eyal Tzionov — qualifié de « Rishon LeZion imposteur » — contre l’utilisation continue de la robe et de la toque (Mitstnéfet) identifiées à la fonction de Grand Rabbin séfarade d’Israël.

Une tradition de 759 ans

Dans cette lettre imprégnée d’histoire et de tradition, le comité rappelle que l’institution a été fondée il y a pas moins de 759 ans, lors de l’arrivée de Na’hmanide (le Ramban) à Jérusalem. Depuis toujours, le Rishon LeZion se tient à sa tête, le comité étant l’organisme chargé des cérémonies d’intronisation et de la fourniture des vêtements royaux.

« Tous les Rishonim LeZion à travers les générations, à commencer par le génie Rabbi Moshe Galant (ZTSL) au XVIIe siècle, ont été couronnés et revêtus de la robe spéciale et de la toque par le Comité de la communauté séfarade », est-il précisé.

Le comité souligne que le droit exclusif sur les cérémonies et le port de la robe a reçu une validation officielle avec la création du Grand rabbinat d’Israël. Selon la lettre, chaque robe à travers les époques a été conçue, cousue et brodée sur commande spéciale du comité. Par conséquent, tous les droits d’auteur sur le modèle de la robe et de la toque leur appartiennent et toute imitation ou copie est interdite.

Accusations de mépris et de mise en scène

Au cœur des griefs contre Eyal Tzionov se trouve le fait qu’il est apparu lors d’une série de cérémonies officielles — notamment les jours du Souvenir et de l’Indépendance —, à la Cour suprême et lors d’entretiens médiatiques, arborant la robe du Rishon LeZion sans aucune autorité.

« Par ces actions, vous avez causé une profanation du Nom de D’ (Hilloul Hachem) et bafoué l’honneur de tous les Rishonim LeZion des générations passées », fustige le comité. « Cela ressemble aux pitreries de l’émission satirique Eretz Nehederet et porte une atteinte fatale à l’honneur de la Tora et de la communauté. »

Une tromperie publique

Le comité clarifie que la robe et la toque ne sont pas de simples vêtements, mais les symboles souverains du chef spirituel sefarade. « Votre utilisation de cet uniforme crée une présentation trompeuse et mensongère envers le public, comme si vous déteniez une autorité ou une reconnaissance officielle. Il s’agit d’une duperie flagrante. »

La lettre se termine par une exigence ultime et sans équivoque : Tzionov doit cesser immédiatement toute utilisation, port, exposition ou publication publique de la robe et de la toque identiques aux symboles officiels. À défaut, la direction du comité se réserve le droit d’engager toutes les procédures juridiques ou religieuses nécessaires pour mettre fin à cette « tromperie publique ».

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