« La main de D' » : comment ont été secourus les pilotes de l’hélicoptère abattu dans le détroit d’Ormuz

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Deux membres d’équipage de l’hélicoptère ont grimpé à bord d’un navire sans pilote après avoir passé deux heures dans l’eau. Ils ont été secourus lors d’une opération inédite en mer. L’incident a mis en évidence les risques du conflit qui se développe dans la région.

Kol réga’ – Yanki Farber 

La chute de deux pilotes d’un hélicoptère Apache américain près du détroit d’Ormuz a donné lieu à une opération de sauvetage sans précédent. Le crash de l’appareil, survenu tard dans la nuit de lundi dernier, a déclenché une course contre la montre pour retrouver les deux aviateurs américains qui s’étaient éjectés de l’Apache, un petit hélicoptère d’attaque dépourvu de sièges éjectables. Ils ont été secourus par un drone de surface naval américain (bateau-drone) au cours d’une opération qui constitue une première mondiale en mer.

« Mon armée vient de m’informer que les Iraniens ont abattu l’un de nos hélicoptères Apache sophistiqués alors qu’il patrouillait au-dessus du détroit d’Ormuz », a écrit Trump hier. « Deux pilotes étaient à bord, ils sont tous deux sains et saufs. Néanmoins, les États-Unis doivent, impérativement, répondre à cette attaque », a-t-il écrit.

L’Iran n’a pas revendiqué avoir abattu l’hélicoptère, contrairement à ce qu’il avait fait pour d’autres appareils américains ces derniers mois. « Les forces étrangères à proximité de notre territoire courent un risque permanent en raison d’erreurs humaines, de simples accidents ou de la possibilité de se retrouver prises entre deux feux », a écrit le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, sur les réseaux sociaux.

Lors d’un entretien téléphonique avec le Wall Street Journal mardi, Trump a déclaré que le blocus rendait l’Iran « très pauvre » et a affirmé qu’il le maintiendrait en place aussi longtemps que nécessaire. Il a toutefois cherché à minimiser la gravité de l’incident de l’hélicoptère, affirmant que « ce n’est pas un gros problème » et soulignant que « les pilotes vont bien ».

L’équipage de l’Apache a passé deux heures dans l’eau à la tombée de la nuit, selon le capitaine Tim Hawkins, porte-parole du Commandement central des États-Unis (CENTCOM). Un haut responsable américain a décrit le sauvetage des pilotes comme un moment relevant de « la main de D’ ».

Les deux hommes ont été récupérés par un navire-drone commandé à distance, tandis que des drones et des avions de chasse américains assuraient une couverture aérienne. Ils ont ensuite été hélitreuillés depuis le pont du drone de surface vers un hélicoptère de sauvetage, a précisé le porte-parole Hawkins. « Nous avions répété ce scénario lors d’exercices, mais pas forcément de cette manière », a conclu Hawkins.

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