Selon le rapport, les frappes pourraient être lancées dès la semaine prochaine. Parallèlement, Trump a intensifié ses menaces contre Téhéran concernant le détroit d’Ormuz, et Tsahal a relevé son niveau d’alerte face à la menace des Houthis en mer Rouge.
Be’hadré ‘Harédim – Yanki Farber
Israël attend le « feu vert » du président américain Donald Trump pour attaquer les infrastructures énergétiques en Iran, a rapporté Reuters. Selon ces informations, l’opération pourrait débuter dès la semaine prochaine, si Washington approuve l’élargissement de la liste des cibles aux installations économiques et stratégiques du régime iranien.
Le timing n’est pas fortuit. Alors que Trump accentue la pression sur Téhéran à propos du détroit d’Ormuz, Israël précise qu’il n’a aucune intention de freiner la campagne militaire. Selon des sources israéliennes, les échelons politiques et sécuritaires estiment que frapper les infrastructures de production, d’énergie et d’approvisionnement de l’Iran est l’étape susceptible de faire basculer l’ensemble de la campagne.
Israël définit désormais les cibles comme une combinaison d’usines de production d’armements et d’actifs économiques vitaux. L’intention n’est pas seulement de frapper un site supplémentaire, mais de perturber l’ensemble de la « chaîne de valeur » iranienne : des matières premières aux lignes de production, jusqu’aux infrastructures d’électricité, de carburant et de logistique qui maintiennent le système opérationnel.
Ultimatum de 48 heures
En arrière-plan, Trump a de nouveau posé un ultimatum à Téhéran concernant la réouverture du détroit d’Ormuz. Selon Reuters, il a menacé l’Iran d’une escalade sévère s’il ne rouvrait pas le détroit sous 48 heures, au moment même où les discussions s’intensifient à Washington et Jérusalem sur des frappes élargies contre les infrastructures énergétiques du régime.
Cette tension se répercute également sur d’autres théâtres. Les services de sécurité israéliens sont en état d’alerte face aux tentatives des Houthis d’étendre la menace, que ce soit par les airs, par la mer ou sur d’autres fronts. Après les lancements de missiles balistiques, de drones et de missiles de croisière depuis le Yémen vers Israël, Tsahal s’est préparé à l’éventualité de manœuvres visant à diviser l’attention israélienne et à créer un front parallèle au sud.
Vigilance accrue en mer Rouge
En conséquence, la vigilance a été renforcée en mer Rouge. Israël a consolidé sa présence navale, resserré la coopération entre la Marine, l’Armée de l’air, la division « Edom », la Police aux frontières et la Police d’Israël, et relevé le niveau d’alerte face aux scénarios d’attaques contre des navires ou de tentatives d’atteinte au littoral.
Les responsables de la sécurité estiment que c’est précisément l’objectif des Houthis : détourner l’attention, saturer les systèmes de défense et ouvrir un front de harcèlement supplémentaire pendant que l’effort principal est dirigé vers l’Iran. Cependant, Israël souligne que malgré la menace venant du sud, le théâtre central reste l’Iran, et que c’est là que se décidera si la campagne se poursuivra par une phase d’usure ou passera à une frappe d’une ampleur bien plus vaste.
Le message qui se cristallise actuellement à Jérusalem est très clair : tant que l’Iran continuera d’utiliser le détroit d’Ormuz comme levier de pression, et tant que les dirigeants à Téhéran ne changeront pas de cap, Israël ne parlera pas de pause mais d’extension. L’autorisation attendue de la part de Trump pourrait être celle qui ouvrira, dans les jours à venir, une nouvelle phase de la guerre, visant directement le cœur économique du régime.

























