Savez-vous ce qui se joue actuellement ? Une véritable tempête institutionnelle menace d’embraser Israël, mettant à mal les fondements mêmes de notre démocratie.
Gali Baharav-Miara, soutenue par la Cour Suprême, s’est lancée dans une véritable « croisade » pour paralyser le ministre de la Sécurité nationale. Son objectif ? Le destituer de sa fonction et au minimum l’empêcher purement et simplement d’exercer son mandat.
Dans n’importe quelle démocratie, un ministre tire sa légitimité du suffrage universel. Pourtant, faisant fi de ce principe, Miara a mobilisé le Shin Bet — le service de renseignement intérieur — dirigé alors par Ronen Bar. Elle lui a ordonné de « constituer un dossier » contre le ministre afin de justifier sa destitution devant les juges.
Le motif invoqué est presque dérisoire : on lui reproche son « immixtion dans les affaires de la police ». Or, c’est précisément sa mission ! S’il ne doit pas interférer dans le détail des enquêtes, c’est à lui que revient la tâche de nommer les officiers, de définir la stratégie sécuritaire et de fixer les priorités opérationnelles.
On atteint des sommets d’absurdité : des agents du Shin Bet infiltraient officiellement les réunions de travail de la police. Au lieu de collaborer pour la sécurité du pays, ils agissaient comme des agents, enregistrant et notant chaque parole du ministre dans l’espoir de l’incriminer.
Comment appelle-t-on un régime qui utilise sa police politique pour « abattre » des élus du peuple ?
Lorsque les agents sont revenus bredouilles, l’ordre a été maintenu : « Trouvez n’importe quoi, mais ramenez du concret ! ».
Cette dérive illégale a été révélée par un employé intègre du Shin Bet, qui a fini par alerter le journaliste Amit Segal. Pour prix de son courage, cet homme a été arrêté, privé d’avocat, puis placé sous haute surveillance électronique à son domicile.
Le scandale s’étend même aux futures nominations : ce lanceur d’alerte connaissait David Zini, pressenti pour diriger le Shin Bet. Le lien entre eux a servi pour tenter de saboter sa candidature.
Pour couronner le tout, l’audience de destitution d’hier s’est tenu en présence par un juge musulman, connu pour ses contentieux passés avec Ben Gvir. Malgré les demandes de se récuser en raison d’un conflit d’intérêts évident dans l’affaire, les demandes n’ont pas été utiles et il siège aux délibérations qui détermineront l’avenir du ministre. On croit rêver.
Ce genre de récits nous rappelle les heures les plus sombres de Sodom. Aujourd’hui, c’est la réalité israélienne.
Votre bulletin de vote n’a aucune valeur face au pouvoir discrétionnaire de quelques hauts fonctionnaires. La Cour Suprême et la Gali se considèrent comme une aristocratie éclairée, seule juge de ce qui est bon pour ce « peuple inculte ».
Lors de l’audience, l’avocat du ministre a posé une question fondamentale : « Quelle est la limite de votre autorité ? Où s’arrête votre pouvoir face à la volonté populaire ? »
La réponse méprisante des juges : « Nous ne pouvons pas changer le passé ».
Tout est dit.

Les juges ont interdit l’accès au public qui manifestait à l’extérieur du tribunal. Pourtant, c’est ce même système judiciaire qui s’obstine à tenir le procès absurde de Netanyahou à portes ouvertes, au mépris total du danger sécuritaire immense que cela fait peser sur le Premier ministre en pleine période de guerre.