Les dirigeants palestiniens nient le droit d’Israël à exister

Les dirigeants palestiniens nient le droit d’Israël à exister

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Les 11 et 12 mai, l’Autorité palestinienne a organisé des rassemblements de masse à travers la Cisjordanie pour commémorer la « Nakba » (« catastrophe ») – le terme utilisé par les Palestiniens pour décrire la création de l’État d’Israël en 1948.

Des centaines de Palestiniens ont défilé dans les rues de Ramallah, la capitale de facto des Palestiniens, brandissant des drapeaux, portant des « clés du retour » et scandant des slogans tels que « Nous vivons une nouvelle Nakba chaque jour » et « Nous n’oublierons jamais le droit au retour ».

De hauts responsables palestiniens, dont des figures importantes du Fatah, le parti au pouvoir, et de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), ont participé à l’événement, réaffirmant une fois de plus leur engagement envers la question des réfugiés palestiniens et le soi-disant « droit au retour ».

Le « droit au retour » des réfugiés restera « une constante historique qui ne peut être perdue avec le temps ». — Wasel Abu Yousef, membre du Comité exécutif de l’OLP, wafa.ps, 12 mai 2026.

Lorsque les dirigeants palestiniens parlent du « droit au retour », ils ne parlent pas de réinstaller des réfugiés dans un futur État palestinien en Cisjordanie ou dans la bande de Gaza… L’objectif est d’inonder Israël de millions de Palestiniens et de transformer les Juifs en minorité dans leur propre pays.

Cette revendication contredit fondamentalement l’idée d’une « solution à deux États ». Dans le cadre d’une véritable « solution à deux États », les Palestiniens établiraient leur propre État indépendant aux côtés d’Israël. Or, les dirigeants palestiniens affirment en réalité qu’ils ne souhaitent qu’un seul État, le palestinien…

Comment des dirigeants qui qualifient la création d’Israël de « catastrophe » peuvent-ils prétendre œuvrer sérieusement pour la paix ? Comment des dirigeants qui continuent de promouvoir le fantasme du « droit au retour » peuvent-ils affirmer soutenir la coexistence ? Comment la communauté internationale peut-elle espérer de véritables réformes alors que les dirigeants palestiniens continuent d’endoctriner leur peuple avec des discours de rejet et de victimisation ?

Ou bien la communauté internationale n’attend- elle aucune réforme et espère-t-elle secrètement que les Palestiniens « règlent le problème juif » sans avoir à se salir les mains ?

Depuis des années, les gouvernements occidentaux font pression sur l’Autorité palestinienne pour qu’elle revoie ses programmes scolaires, mette fin à l’incitation à la haine contre Israël, combatte l’antisémitisme et prépare les Palestiniens à la coexistence pacifique. Les responsables palestiniens répondent le plus souvent en promettant des réformes et une approche modérée.

Les images de Ramallah et d’autres villes palestiniennes racontent cependant une tout autre histoire.

L’administration Trump et les donateurs occidentaux devraient prêter une attention particulière aux messages émanant de Ramallah. Le problème ne se limite pas au Hamas ou au Jihad islamique palestinien. Il est bien plus profond et étendu.

Même les dirigeants de l’Autorité palestinienne, pourtant considérés comme « modérés », continuent de promouvoir des récits qui effacent l’existence d’Israël et nient les droits historiques des Juifs.

Tant que ce discours dominera la culture politique palestinienne, la paix restera impossible.

Khaled Abu Toameh est un journaliste primé basé à Jérusalem.

JForum.fr avec gatestoneinstitute.org
Sur la photo : des Palestiniens défilent à Ramallah, brandissant des drapeaux et portant des « clés du retour » le 12 mai 2026. (Photo : Zain Jaafar/AFP via Getty Images)

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