Demain, 27 octobre : Israël n’a pas droit à l’erreur

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Ceux qui ne suivent pas les débats en hébreu ne sont pas en mesurent de  toujours comprendre la gravité de l’heure.
Ce n’est pas une élection comme les autres. C’est un carrefour pour notre peuple, sur notre terre, au lendemain de la guerre la plus douloureuse depuis 1948.
Demain, vous aurez un bulletin entre les mains. Il pèse plus lourd qu’il n’y paraît. Il porte la mémoire de nos soldats tombés, la douleur des familles endeuillées, le courage de nos blessés et de nos amputés. Rester chez soi demain, c’est laisser d’autres décider à notre place de l’avenir de nos enfants. Aucun Juif qui aime cette terre ne pourra dire : « Je ne savais pas. »
Un gouvernement pris à la gorge
Le scénario est connu, nous l’avons déjà vécu. Une coalition disparate qui ne tient que grâce au soutien de partis arabes non sionistes. Mansour Abbas l’a dit lui-même : Ra’am a obtenu 53 milliards de shekels dans les accords de coalition Bennett-Lapid. Un gouvernement qui dépend de tels partenaires est un gouvernement pris à la gorge. Chaque opération militaire, chaque décision de sécurité et chaque budget deviennent l’objet d’un marchandage.
Des « leviers » que l’on rend
Gadi Eisenkot l’a déclaré en juillet à la conférence d’Herzliya. Selon lui, les zones de sécurité au Liban, en Syrie et à Gaza sont « un moyen et un levier », et non un lieu où rester « pendant des générations ». Autrement dit, ce que nos soldats ont conquis au prix du sang deviendrait une monnaie d’échange.
Nous connaissons cette chanson. En 2000, le retrait du Liban a amené le Hezbollah sur notre frontière. En 2005, le démantèlement du Goush Katif a précédé l’armement du Hamas, puis le 7 octobre. Kiryat Shmona, Metoula, Sdérot et les kibboutz du pourtour de Gaza ne doivent plus jamais redevenir des cibles. La Judée-Samarie, à quelques kilomètres de Kfar Saba, de l’aéroport Ben Gourion et de Jérusalem, ne deviendra pas un nouveau Gaza.
Face à l’Iran, Israël a prouvé qu’on ne négocie pas avec un régime qui crie « Mort à Israël » : on le met hors d’état de nuire. Le moindre retour aux illusions des accords permettrait aux ayatollahs de reprendre le chemin de la bombe.
Pour rien ?
Ces résultats ne sont pas tombés du ciel. Ils sont le fruit d’un gouvernement de droite qui a osé décider. Il a tenu bon face aux prudences des états-majors et aux pressions internationales, à Rafah, au Liban comme en Iran. Allons-nous tout rendre ? Tous ces soldats tombés, tous ces blessés seraient-ils là pour rien ? Pour recommencer dans trois ans, dans cinq ans ? Non.
Un État juif, pas un État honteux de l’être
Le combat n’est pas seulement militaire, il touche à notre identité. Une partie de la gauche rêve d’un « État de tous ses citoyens », d’un Israël qui s’excuserait d’être juif. Nous nous souvenons d’une époque où des enfants grandissaient ici sans savoir qui était Moché Rabbénou ni ce qu’est le Chema’ Israël. Nous ne reviendrons pas en arrière.
Un État juif n’est pas un slogan. C’est le Chabbath dans l’espace public et la Tora transmise à l’école. C’est Jérusalem, une et indivisible, et le droit des Juifs à vivre à Hébron, Beth-El et Shilo, berceaux de notre histoire.
Vous n’êtes pas venus pour cela
Vous avez quitté la France, la Belgique, le Luxembourg , la Suisse ou le Canada pour accomplir un rêve de deux mille ans. Ce n’était pas pour voir Israël reculer. Votre alya était un choix : votre vote en est le prolongement.
Comme Mordekhaï l’a dit à Esther : « Qui sait si ce n’est pas pour un moment comme celui-ci que tu es parvenue à la royauté ? » (Esther 4,14). Ce moment, c’est demain.
Demain, levez-vous tôt. Allez voter
puis appelez vos parents, vos voisins et vos amis. Emmenez ceux qui n’ont pas de voiture. Un siège se joue à quelques milliers de voix.

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