Netaniahou : « Je veux te dire, Jacquy, et à vous aussi, nos téléspectateurs : dans le cas de Winter, tous les voyants rouges sont allumés. »
Je lui ai proposé il y a deux mois, je lui ai dit : viens au Likoud, en troisième position. Troisième. Et tu seras une personnalité de premier plan, tu seras ministre, avec un poste honorable. Il a refusé. Ensuite, Bezalel Smotrich lui a fait la même proposition. Il a refusé. Nous lui avons proposé : joins-toi à l’un des partis de droite, dans le cadre d’une alliance électorale, et il n’y a pas de problème, tu pourras ensuite avoir ton propre parti, et ainsi nous garantissons la victoire de la droite. Il a refusé.
Ensuite, contraint et forcé, il a bégayé qu’il me recommanderait auprès du Président pour former le gouvernement, et il s’est immédiatement rétracté. Il a dit : « Tout d’abord, j’hésite entre Netanyahou et Eisenkot. » « Excusez-moi, Eisenkot c’est… avec Mansour Abbas et Ahmad Tibi ». Il hésite. Et ensuite il a dit : « Je pense que lorsque j’ai dit cela, que je soutiendrais Netanyahou, c’était une erreur ». Puis il a dit sur le plateau de la chaîne 12 que Netanyahou pouvait « aller se faire voir ».
Maintenant écoute, ce n’est pas une question personnelle. Je ne réponds pas non plus aux insultes, comme vous le savez, sinon je ne serais pas là. Les insultes que j’encaisse, et que mon héroïque épouse encaisse…
Il a dit que Netanyahou pouvait « aller se faire voir ». […] Encore une fois, sur le plateau de la chaîne 12, il s’embrasse avec Gadi Eisenkot. N’est-ce pas ? Il refuse, d’ailleurs, il se joint au boycott de l’émission Les Patriotes. Tu sais qui d’autre se joint au boycott des Patriotes ? Yair Golan. Cela veut dire quelque chose. Tu sais ce que cela veut dire aussi ? Que Ronen Manelis, le directeur de campagne d’Eisenkot, publie un message : « Cours, Ofer, cours. Ta réussite est notre réussite. » Qu’est-ce que c’est que ça ? Qu’est-ce que c’est que cette histoire ? Je vais te dire ce que c’est. Cela signifie qu’ils comprennent l’une de deux choses : soit il prend des voix à la droite, prend des voix au Likoud, et soit il va les gâcher parce qu’il ne franchira pas le seuil électoral — et cela ne les dérange pas du tout —, soit il est préférable pour eux qu’il franchisse le seuil et transfère ces voix soit à Eisenkot, soit à son bon ami Avigdor Liberman. Et c’est là toute la question. Nous voyons que si Ofer franchit le seuil, le Likoud peut se retrouver à égalité ou perdre, et si Ofer ne franchit pas le seuil, nous gagnons les élections. […]
Dixit Netaniahou.
Prenez bonne note.



























