Avertissement : l’Autorité palestinienne est sur-armée

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Un avertissement a été lancé par l’organisation Regavim, repris par le député Avigdor Liberman, au regard de la force armée de l’Autorité palestinienne et des risques que cela comporte.

Selon les conclusions d’une enquête menée par Regavim, l’Autorité palestinienne compterait aujourd’hui plus de 60 000 hommes armés dans ses rangs, soit trois fois le plafond fixé par les accords d’Oslo. Ces forces seraient équipées non pas de simples armes légères, mais de lance-missiles antichar, de mitrailleuses lourdes et de véhicules blindés, autant d’équipements à vocation clairement offensive.

Le ratio avancé par Regavim est frappant : 19 hommes armés pour 1 000 habitants, soit sept fois le ratio observé au sein de la police israélienne. À titre de comparaison, cela représente un homme en armes pour 53 civils, un chiffre qui, selon l’organisation, ne correspond en rien à une force de maintien de l’ordre classique.

L’enquête révèle également que des membres des forces palestiniennes suivent des formations militaires avancées dans plusieurs pays. Des exercices blindés et d’artillerie seraient conduits au Pakistan, des formations d’officiers en Russie, et des entraînements au saut en parachute en Italie et en Égypte. En Jordanie et à Jéricho, des stages d’infanterie et de combat en zone urbaine compléteraient ce dispositif — des compétences orientées vers l’offensive, et non vers des missions de police civile.

Parmi les unités d’élite identifiées figureraient le Commando 101, fort d’environ 2 000 combattants, l’unité SAT spécialisée dans les raids en profondeur, et une unité de renseignement clandestine baptisée « Atalef » (la Chauve-souris).

Ces révélations ont provoqué une réaction immédiate de l’ancien ministre de la Défense et député Avigdor Lieberman, qui n’a pas hésité à établir un parallèle avec les événements du 7 octobre. « L’Autorité palestinienne prépare un coup fourré à Israël », a-t-il écrit, avertissant que tout ce que le pays a vécu autour de Gaza pourrait se reproduire en Judée-Samarie et dans le centre du pays, cette fois par le biais des « appareils de sécurité » de l’AP elle-même.

Regavim appelle de son côté le gouvernement israélien à ne pas s’appuyer sur l’Autorité palestinienne comme partenaire sécuritaire, ni en Judée-Samarie ni dans les scénarios envisagés pour « l’après-guerre » à Gaza, estimant qu’une telle dépendance constituerait une illusion dangereuse pour la sécurité nationale.

1 Commentaire

  1. Décidément, la bêtise naïve des israéliens est incommensurable.
    Ils nourrissent eux-mêmes leurs ennemis et la guerre dont ils sont victimes.
    C’est incompréhensible.

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