La suite des révélations concernant la conduite des responsables de la sécurité dans le pays

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Les messages révèlent: l’ancien commissaire Alshich a menti et a menacé de recommander la dissolution de l’Agence de contrôle de la police.

L’ancien commissaire de police a répondu aux accusations de Moché Saada dont nous nous sommes fait l’écho hier, ainsi que nombre de média, selon lesquelles « à chaque apparition publique, il a répété que la police israélienne avait besoin d’une force de police forte », mais les messages qu’il a envoyés au chef de la police montrent qu’il a menacé de dissoudre l’organe qui supervise la police en raison de l’affaire Umm Al Hiran !

Moshe Saada, qui était le chef adjoint du département de police, a révélé dans une interview avec Amit Segal sur News 12 une menace de l’ancien commissaire de police, Roni Alshikh, de dissoudre le département d’enquête de la police en raison de l’enquête dans l’affaire Umm al Hiran, où Alshikh a déclaré qu’il s’agissait d’une attaque de la part de cette personne, abattue de ce fait – une affirmation qui s’est avérée fausse.

Saada a déclaré : « Le commissaire se tourne vers Uri (Carmel, le chef de l’Agence de sécurité nationale à l’époque) et lui dit : ‘Je vais dissoudre l’Agence de sécurité nationale.' » D’après Saada, tout le monde a couvert Alshich à cause des enquêtes de Netanyahou et de la position très tranchée qu’a adoptée Alschich dans ce domaine.

L’ancien commissaire a répondu que « Alshich, chaque fois qu’il parlait en public, a répété que la police israélienne avait besoin d’une force de police forte. Contrairement à Saada, face à des éléments spécifiques de la police qui n’étaient pas normatifs, Alshich a transféré par le biais de l’habituel canaux vers les superviseurs des forces de police, qui eux-mêmes ont traité des problèmes ». C’est donc qu’il y en avait, c’est un point important.

Mais aujourd’hui, Amit Segal révèle des messages qu’Alshich a envoyés en temps réel au chef du ministère de la Défense, dans lesquels il lui écrit : « Si on me demande, je recommanderai de démanteler le service de contrôle de la police et de le reconstruire. » Evidemment, si ce service ose émettre des critiques sur Alchikh…

Le chef du service de contrôle des forces de défense israéliennes, Uri Carmel, lui a répondu en traitant les déclarations d’Alchich plates et offensantes, clairement infondées.

Difficile de se faire une idée réelle de ce que ces dévoilements signifient, mais l’image d’ensemble est que quelque chose ne tourne pas rond dans ces milieux, avec des personnages marqués par une obsession (partagée par nombre de gens, il faut le reconnaitre, celle d’évincer Bibi de la vie publique), et qu’alors, si l’on fait partie du bon groupe, tout est permis. C’est plus que gênant – même si les motifs de Saada, en rendant public ses griefs, semblent bien fondés plus sur une vengeance que sur autre chose, et que d’un autre côté, il est question à présent que ce Saada veut rejoindre la vie politique du pays et s’inscrire dans l’un des partis de droite…

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