Le Hamas se trouve en difficulté sur le plan politique.
En effet, l’agressivité de l’Iran envers le Qatar et les autres pays du Golfe bouleverse les équilibres et détend les liens entre Doha et le Hamas.
Ainsi, selon le quotidien saoudien Al-Sharq Al-Awsat, les autorités qataries aurait pris ces derniers jours des sanctions à l’encontre de plusieurs figures importantes du Hamas. Des sources au sein du mouvement indiquent que ces démarches font suite au soutien affiché par l’organisation terroriste aux frappes iraniennes. Le journal ne précise ni la nature des mesures prises, ni les personnes visées.
Parallèlement, la désignation du président du bureau politique du Hamas apparaît de plus en plus compromis. Des sources de haut rang au sein du mouvement, tant à Gaza qu’à l’étranger, évoquent une tendance « quasi définitive » à geler ce scrutin, invoquant la complexité de la situation sécuritaire et le fait que les candidats se trouvent hors du territoire.
Deux figures sont en lice : Khalil al-Hayya, qui dirige le bureau politique à Gaza, et Khaled Mechaal, chef de la direction extérieure du mouvement. Le processus avait été lancé après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu le 10 octobre, avec la participation de milliers de membres répartis entre Gaza, la Judée-Samarie — y compris des détenus dans les prisons — et la direction en exil, selon des modalités de vote directes et indirectes.
Certaines sources qualifient le report de « purement temporaire », tandis qu’un responsable de la direction extérieure fait valoir qu’une large partie du scrutin a déjà été menée à bien, rendant une annulation pure et simple difficilement justifiable.
Ces difficultés témoignent de l’instabilité grandissante du Hamas qui semble bien ébranlé indirectement par l’opération Rugissement du Lion en Iran.
Pour l’heure, seule Ankara tend encore la main au Hamas. Le chef du renseignement turc Ibrahim Kalin a rencontré à Istanbul une délégation du bureau politique du Hamas. Selon des sources sécuritaires turques, les discussions ont notamment porté sur la seconde phase de l’accord de cessez-le-feu à Gaza, ainsi que sur les dernières évolutions en Judée-Samarie.



























