
Plus de 400 missiles ont été lancés vers Israël depuis le début des combats, mais Tsahal souligne un taux d’interception parmi les plus élevés de l’histoire. La majorité des blessés ne se trouvaient pas dans des espaces protégés.
JDN – David Feuchtwanger – Photo : Flash 90
Environ 24 heures après les frappes sévères à Arad et Dimona, Tsahal publie une enquête préliminaire présentant un état des lieux complexe : malgré deux incidents exceptionnels, le taux de réussite des interceptions s’élève à plus de 92 % — un chiffre défini par l’armée comme l’un des plus hauts jamais enregistrés.
Un officier supérieur de l’armée de l’air a précisé que depuis le début des hostilités, plus de 400 missiles balistiques ont été tirés vers Israël, alors que parallèlement, l’armée de l’air a frappé des milliers de cibles en Iran. Selon lui, « il ne s’agit pas seulement de technologie, mais aussi du facteur humain qui l’opère et permet d’obtenir ces résultats. »
Tsahal souligne que les deux incidents dans le sud ne témoignent pas d’une défaillance systémique, mais d’un concours de circonstances rare. « Il s’agit d’une chaîne de dysfonctionnements ponctuels, et non d’un système qui ne fonctionne pas », a expliqué l’officier, ajoutant que l’ennemi apprend et s’améliore également au cours des combats.
Les facteurs qui ont limité les dégâts
L’enquête révèle qu’à Dimona, les conditions du sol — boueux suite aux pluies — ont absorbé une partie de la puissance de l’explosion, réduisant considérablement les destructions. À Arad, le missile a frappé une zone située entre des immeubles résidentiels, ce qui a empêché l’effondrement direct de structures et une perte de vies humaines bien plus massive.
Cependant, Tsahal insiste sur une conclusion centrale récurrente : la majorité des victimes ne se trouvaient pas dans des espaces protégés au moment des sirènes. Un responsable du Commandement du Front intérieur a noté que « quiconque se trouvait dans un MAMAD (pièce blindée) ou un abri n’a pas été blessé », soulignant l’importance critique de la discipline civile.
Bilan matériel et opérationnel
Sur les lieux des impacts, de lourds dégâts aux infrastructures et aux bâtiments ont été enregistrés. À Arad seulement, des dizaines de blessés à divers degrés ont été évacués, et certains immeubles ont été déclarés dangereux et voués à la démolition. Des témoignages décrivent des moments de chaos, où les habitants fuyaient la panique tout en essayant de s’entraider au milieu des décombres.
Parallèlement, Tsahal indique que le dispositif de défense aérienne opère sur un large déploiement, en coopération avec les systèmes américains et régionaux, bien que l’essentiel des interceptions soit effectué par Israël. Même lorsqu’il y a des échecs ponctuels, il s’agit, selon eux, d’une statistique inévitable dans des combats d’une telle envergure.
En conclusion, l’armée souligne qu’aux côtés des exploits opérationnels, la protection des vies civiles dépend aussi du comportement du public. « La discipline sauve des vies », affirme Tsahal, appelant à continuer de respecter strictement les consignes du Commandement du Front intérieur, particulièrement en période d’urgence.






















