Netanyahou annonce au Cabinet : « Nous ferons avancer la loi sur la conscription après les fêtes » • Lapid et Bennett contre-attaquent
Le Premier ministre : « Son rôle est de conseiller – c’est nous qui décidons » ; Une source au sein du Cabinet : « Le Chef d’état-major a mis en garde contre les conséquences du retard législatif, pas contre un effondrement » ; L’opposition réagit : « Il est interdit d’étouffer les avertissements en temps de guerre ».
Kol réga’ – Avraham Freind
La tension au sommet de l’appareil sécuritaire et politique s’accentue après que le Premier ministre Benyamin Netanyahou a déclaré, lors d’une réunion du Cabinet, que le gouvernement agirait immédiatement après les fêtes pour faire avancer la loi sur la conscription et l’extension du service régulier, et ce, malgré l’opposition de l’avis juridique de la Knesset. « Son rôle est de conseiller, c’est nous qui décidons de faire avancer cela », a affirmé Netanyahou.
Le secrétaire du gouvernement, Yossi Fuchs, a appuyé ces propos en précisant que l’intention du gouvernement est de promouvoir les deux mesures simultanément. Selon lui : « Cela n’existe pas [qu’un conseiller bloque tout]. Nous présentons ensemble la loi sur la conscription et l’extension du service. C’est ce que nous avons décidé, et elle [la conseillère juridique] ne décide pas. »
La mise en garde du Chef d’état-major
En coulisses, une source haut placée au Cabinet a affirmé que l’image présentée au public est déformée. Selon cette source, le Chef d’état-major (Ramatkal) n’a pas parlé d’un « effondrement de Tsahal », mais a mis en garde contre les conséquences du retard de la législation.
Le Ramatkal aurait précisé que sans l’achèvement de la loi sur la conscription, l’extension du service régulier à 36 mois et la modification de la loi sur les réservistes, Tsahal ne pourra pas remplir l’ensemble de ses missions. Il a également été affirmé que tous les membres du Cabinet soutiennent l’avancement de ces lois et que la source du blocage réside dans l’opposition du conseil juridique.
La source a par ailleurs critiqué l’opposition, notant : « Il est intéressant de voir que soudainement Bennett, Lapid et Eisenkot soutiennent la loi sur la conscription du gouvernement », loi que le Chef d’état-major a appelé à promouvoir de toute urgence.
La riposte de l’opposition
À l’inverse, le chef de l’opposition Yaïr Lapid a vivement attaqué la ligne défendue par le gouvernement : « Quiconque prétend qu’il est interdit de parler des dangers en temps de guerre parce que cela nous affaiblit a oublié les leçons du 7 octobre. »
Selon lui, le rôle de l’appareil sécuritaire est d’alerter en amont, et non après coup. Il a souligné que le gouvernement ne pourra pas prétendre qu’il ne savait pas : « C’est le Chef d’état-major qu’ils ont eux-mêmes nommé — on ne peut pas lui donner une étiquette politique et rejeter la faute sur lui. »


























