L’ex-président de la Cour Suprême d’Israël, auquel on doit toute la réforme qui a amené cet institution a prendre en main la gestion du pays, a osé ces jours-ci déclarer qu’à ses yeux le pays est à présent dirigé par un dictateur, à savoir Netanyiahou..
Professeur Michael Ayache répond à cela, dans le texte qui suit.
L’hypocrisie d’Aharon Barak, ex-président de la Cour Suprême d’Israel : quand les vrais dictateurs d’aujourd’hui se disent « libéraux »
Aharon Barak, l’homme qui a confisqué la démocratie israélienne au profit d’une élite judiciaire coupée du peuple, ose aujourd’hui proclamer qu’« Israël n’est plus une démocratie libérale » depuis… que le peuple vote majoritairement pour la droite sioniste.
Pendant des années, il a bâti une forteresse de juges progressistes qui se cooptent entre eux, ont le dernier mot sur les lois, bloquent les décisions du gouvernement et se comportent comme un super-gouvernement non élu, au-dessus de la Knesset et du suffrage universel.
Le même Barak qui a équipé la Cour suprême du pouvoir d’annuler presque tout au nom de « droits » qu’aucun citoyen n’a jamais votés, vient sur écran géant à Habima pour accuser Netanyahou de diriger un régime d’« un seul homme » et appeler la rue à se soulever contre un gouvernement élu. Dans sa bouche, « démocratie libérale » veut dire une chose très simple : si la droite gagne les élections, alors ce n’est plus une vraie démocratie, et les juges doivent corriger le peuple. Barak ne défend pas la liberté, il défend le contrôle d’une caste juridique qui méprise l’Israélien moyen, religieux, patriote, qui vote Likoud, Smotrich ou Ben Gvir.
Ceux qui crient aujourd’hui à la « dictature » sont justement ceux qui profitent de la seule véritable dictature qui existe en Israël : la dictature judiciaire, où quelques juges non élus peuvent décider qui gouverne, quelles lois sont valables, et quelles politiques sécuritaires ou identitaires ont le droit d’exister. Leur cauchemar, ce n’est pas la fin de la démocratie, c’est la fin de leur monopole. La réforme judiciaire est l’arme démocratique du peuple pour reprendre ce qui lui appartient : le pouvoir de décider, par les urnes, de l’avenir de l’État juif.
On veut nous faire peur avec la formule « nous ne sommes plus une démocratie libérale » ? Très bien. Ce que la majorité d’Israéliens réclame aujourd’hui, ce n’est pas une « démocratie libérale » gérée depuis la Cour suprême, mais une démocratie israélienne, juive, où les juges appliquent la loi votée par la Knesset au lieu de la réécrire. Que cela plaise ou non aux Barak, Amit et compagnie, la vraie souveraineté ne se trouve pas sur le banc des juges, mais dans l’isoloir. Et ce jour-là, ils ont perdu.



























