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Un jour, je me suis retrouvé à convoquer tout le bataillon pour une discussion. Huit cents soldats se tenaient devant moi, et je me suis surpris à leur poser une question qui pouvait paraître naïve.
Je leur ai dit : ‘Dites-moi, combien d’entre vous ont déjà visité Jérusalem ?’
La moitié de mon bataillon n’avait jamais foulé le sol de Jérusalem.
Alors, je me suis adressé à ceux qui y étaient allés : ‘Combien d’entre vous se sont rendus au KOTEL ?’
J’ai découvert que la moitié d’entre eux ne l’avaient jamais vu.
En d’autres termes, les trois quarts de mon bataillon n’avaient jamais visit le KOTEL.
C’est là que j’ai pris conscience d’un problème profond. Quelque chose clochait dans l’éducation de la jeune génération. Il y avait là un véritable sujet d’inquiétude.
J’ai donc décidé d’entreprendre une action inhabituelle. Après trois semaines d’organisation, tout en assurant les entraînements habituels, j’ai décidé d’emmener tout le bataillon à Jérusalem pour une semaine entière.
Lorsque ce bataillon est revenu au combat, c’était une unité transformée.
Les soldats savaient pourquoi ils se battaient.
Et pour moi, cela a été une leçon capitale sur la manière d’élever une génération ancrée dans ses valeurs, connaissant l’histoire juive, comprenant le sionisme, et sachant pourquoi elle est là.
Car si l’on ne comprend pas la raison de sa présence, on n’a aucune chance de conserver l’esprit combatif nécessaire pour l’emporter à long terme.
Ce qui compte, ce ne sont pas les avions ou les chars, c’est l’esprit. C’est l’esprit qui fait la différence, en fin de compte.
Lorsque l’on n’élève pas une génération connectée à son identité nationale, à ses valeurs, cela affecte la motivation au combat, la volonté de s’enrôler, et même la capacité à faire partie d’un collectif, à comprendre que l’on participe à quelque chose de bien plus grand que soi. »

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