Israël s’efforce d’obtenir la reconnaissance du Somaliland , petit pays de la Corne de l’Afrique, par d’autres pays, qui lui ont accordé cette reconnaissance il y a environ une semaine et demie.

Lors d’un entretien mercredi entre le Premier ministre Benjamin Netanyahu et son homologue indien Narendra Modi, la question du Somaliland a été abordée, et l’Inde pourrait être le prochain pays à le reconnaître. Pour les Indiens, partenaires stratégiques d’Israël dans le commerce avec l’Europe, une présence sur la côte faisant face au détroit de Bab el-Mandeb revêt une importance particulière.
Les échanges commerciaux entre l’Inde et l’Europe ont été perturbés par les attaques des Houthis, basés de l’autre côté du golfe d’Aden. Lors de son entretien avec Netanyahu, d’autres sujets ont été abordés, notamment le renforcement de la coopération en matière de lutte contre le terrorisme, la promotion des initiatives concernant les routes commerciales et de communication, ainsi que la collaboration dans le domaine des technologies militaires.
Israel Hayom a appris qu’outre l’Inde, Israël a entamé des discussions avec d’autres pays en vue de la reconnaissance du Somaliland – des pays partageant les mêmes intérêts qu’Israël sur cette question. Parmi ces pays figurent notamment l’Éthiopie, qui a déjà signé un mémorandum d’entente avec les autorités du Somaliland, et le Kenya, confronté à des organisations terroristes islamistes implantées en Somalie.
À la fin du mois dernier, Israël est devenu le premier pays au monde, et le seul à ce jour, à reconnaître l’indépendance de ce territoire africain. Cette semaine, le ministre des Affaires étrangères, Gideon Sa’ar, a effectué une visite historique au Somaliland pour marquer cette reconnaissance. Sa visite a suscité une vive indignation. Cette reconnaissance est motivée par des considérations stratégiques : le Somaliland se situe sur l’une des routes maritimes les plus vitales au monde.
Durant la période d’attaques houthies et de rivalité entre puissances, la mer Rouge est devenue un enjeu central de la sécurité nationale israélienne. Quiconque contrôle l’accès à cet espace a des répercussions sur le commerce, l’énergie et la sécurité maritime. Israël ne peut se permettre de rester passif.


























