L’arrestation éclair du président vénézuélien Nicolás Maduro à Caracas a marqué un tournant stratégique majeur. L’opération américaine, baptisée Absolute Resolve, sera analysée durablement comme un exemple de supériorité militaire multidomaine face à un arsenal pourtant fourni par des puissances rivales telles que la Russie, la Chine et l’Iran. Malgré des années d’investissements dans des systèmes d’armes étrangers, Caracas n’a pas été en mesure d’empêcher une intervention américaine rapide, précise et décisive.
L’opération s’est déroulée en pleine nuit. Peu après 2 heures du matin, des forces spéciales américaines ont pénétré au cœur de la capitale, appuyées par des hélicoptères, des avions de chasse et des bombardiers. En parallèle, des frappes ciblées ont neutralisé des sites de défense aérienne et des infrastructures clés dans Caracas et plusieurs États côtiers. Les images diffusées sur les réseaux sociaux montraient des explosions et des tentatives de riposte désorganisées, révélant une défense incapable de coordonner une réponse efficace.
Depuis des années, le régime vénézuélien présentait pourtant son arsenal comme un rempart contre toute intervention étrangère. Des systèmes sol-air russes, des radars et équipements chinois, ainsi que des drones iraniens de type Mohajer devaient, en théorie, dissuader toute attaque. En pratique, ces capacités se sont révélées vulnérables face à une opération intégrant guerre électronique, cyberattaques et frappes de précision. Les réseaux électriques et de commandement ont été perturbés, plongeant des quartiers entiers dans l’obscurité et isolant les unités militaires.
Les drones iraniens assemblés localement, notamment les variantes du Mohajer-6, étaient adaptés à des missions de surveillance prolongée ou de harcèlement. Mais ils se sont avérés inadaptés face à une offensive brève, surprise et entièrement maîtrisée par l’attaquant. La maîtrise américaine du spectre électromagnétique et du renseignement a réduit à néant l’avantage que ces systèmes pouvaient offrir.
L’un des enseignements majeurs de l’opération réside dans la fragilité des défenses statiques. Même des systèmes réputés performants, comme les Buk-M2E russes, deviennent inefficaces lorsque leurs radars sont brouillés, leurs centres de commandement frappés et leur alimentation électrique interrompue simultanément. À cela s’ajoute un facteur structurel : une armée affaiblie par des années de crise économique, de corruption et de politisation peine à maintenir un haut niveau de préparation opérationnelle, quel que soit le matériel dont elle dispose.
La comparaison avec les récentes opérations israéliennes contre l’Iran est inévitable. Comme lors de l’opération Rising Lion, la supériorité aérienne et la coordination entre renseignement, cybercapacités et frappes de précision ont permis de désorganiser l’adversaire dès les premières heures. Dans les deux cas, l’objectif n’était pas une guerre conventionnelle prolongée, mais une action chirurgicale visant les centres de gravité du régime.
L’intervention à Caracas démontre ainsi une réalité centrale des conflits modernes : la quantité d’armements importés ne garantit ni la dissuasion ni la survie politique. Ce sont l’intégration des systèmes, la formation des forces, la maîtrise technologique et la capacité à absorber le choc initial qui font la différence. Pour les États qui misent sur des équipements russes, chinois ou iraniens comme assurance stratégique, l’effondrement rapide des défenses vénézuéliennes constitue un avertissement sévère.
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Avec une aide israélienne ?