Comment le plan de Trump pour Gaza peut-il réussir ?

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par Khaled Abu Toameh – Gatestone

Le plan du président américain Donald J. Trump pour mettre fin à la guerre israélo-palestinienne aurait dû prévoir l’instauration d’un régime différent en Iran. C’est le moyen le plus rapide, le plus efficace et, malheureusement, le seul d’éradiquer le Hamas et de détruire « toutes les infrastructures militaires, terroristes et offensives, y compris les tunnels et les installations de production d’armements », non seulement dans la bande de Gaza, comme le stipule le plan en 20 points de Trump, mais aussi au Moyen-Orient.

Sans le soutien de l’Iran, il n’y aurait pas non plus de groupes intermédiaires – tels que les Houthis, le Hezbollah et le Venezuela – ni leurs alliances avec la Russie et la Chine.

Le Qatar et la Turquie, soutiens de longue date du Hamas, ont également renforcé le groupe terroriste par un soutien financier et diplomatique.

Ces deux pays, proches, comme le Hamas, des Frères musulmans, continuent d’accueillir de hauts responsables et agents du Hamas. C’est pourquoi la décision de Trump d’inclure le Qatar et la Turquie au sein de son « Conseil de la paix » chargé de superviser la gestion de la bande de Gaza après la guerre paraît peu judicieuse.

Outre le Qatar et la Turquie, l’Égypte et le Royaume-Uni – qui, malheureusement, n’a pas été un allié fiable d’Israël – ont été nommés membres du nouveau Comité exécutif du Conseil de la paix, présidé par Trump lui-même.

Par un heureux hasard, les Émirats arabes unis, qui, malgré de fortes turbulences, sont restés un soutien indéfectible de Trump, des États-Unis et de l’Occident, siègent également au Comité exécutif.

À l’instar de l’Iran, le Qatar et la Turquie ont intérêt à préserver la présence du Hamas, tant sur le plan politique que militaire.

Il est donc fort improbable qu’ils participent à toute tentative de désarmement du Hamas ou de démilitarisation du territoire.

Le danger réside dans le fait qu’après le départ de Trump, ces pays – qui ne sont pas des amis d’Israël – se trouveront irrésistiblement en position de l’attaquer.

Il est à noter qu’aucun pays arabe ou islamique n’a jusqu’à présent manifesté la moindre volonté de jouer un rôle quelconque pour contraindre le Hamas et les autres groupes terroristes palestiniens à déposer les armes…

Après tout, tant que les attaques terroristes ne visent qu’Israël, le Hamas et les autres groupes terroristes à Gaza ne constituent pas une menace directe pour leurs régimes.

Tant que les mollahs seront au pouvoir, tout porte à croire que l’alliance stratégique au sein de « l’axe de la résistance » — Iran, Russie, Chine — se maintiendra également.

Le Hamas continue de se procurer des armes, de la formation militaire et des technologies auprès de l’Iran.

Bien que l’Iran soit, selon les informations, en faillite, les mollahs continueront d’injecter des millions de dollars dans le Hamas et le Hezbollah.

L’Iran ne peut se permettre de perdre ses deux principaux alliés au Moyen-Orient.

Il est crucial, à ce stade, de libérer les Palestiniens du joug du Hamas et les Iraniens de celui des mollahs.

La disparition des uns et des autres aurait des effets bénéfiques considérables pour la planète entière.

Khaled Abu Toameh est un journaliste primé basé à Jérusalem.

JForum.fr avec gatestoneinstitute.org

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