Des émirats autonomes en Palestine ?

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Face à l’échec total du fantasme d’un État palestinien unitaire – générateur de terrorisme, de corruption et de guerre permanente – il propose une structuration réaliste de la population arabe en émirats locaux, adaptés à la sociologie clanique du monde arabe et compatibles avec l’existence de l’État-nation juif.
Dans cette vision, les grandes villes arabes de Judée-Samarie et de Gaza – ‘Hévron, Naplouse, Jénine, Ramallah, Gaza, etc. – deviennent chacune un émirat autonome, gouverné par son leadership tribal ou municipal, sur le modèle de cités-États comme Dubaï ou Abu Dhabi. Chaque émirat gère sa sécurité interne, son économie, son éducation et sa vie quotidienne, tandis qu’Israël conserve la maîtrise stratégique de l’espace – frontières, contrôle du terrorisme, liaisons entre les zones – garantissant que jamais plus ces territoires ne serviront de base à une agression contre le peuple juif. Les zones rurales restent sous souveraineté et administration israéliennes, avec, pour les Arabes qui y vivent, la possibilité d’une citoyenneté israélienne individuelle plutôt qu’un projet national collectif hostile.
L’initiative de ’Hévron en 2025 illustre cette logique : cinq cheikhs menés par le cheikh Wadee’ al‑Jaabari ont proposé la création d’un « Émirat de ’Hévron » séparé de l’Autorité palestinienne, reconnaissant explicitement Israël comme État-nation du peuple juif, souhaitant rejoindre les accords d’Abraham et s’arrimer économiquement à Israël. Ils se sont engagés à rejeter le terrorisme, à mettre fin à l’incitation à la haine et à instaurer une coopération économique concrète (zone industrielle commune, milliers de permis de travail, développement partagé), faisant de ’Hévron un laboratoire possible de normalisation et de prospérité sous parapluie sécuritaire israélien. Pour ces notables, l’expérience d’Oslo n’a produit que morts, ruine et dictature, tandis que l’exemple des émirats du Golfe montre que des entités arabes homogènes, enracinées dans leurs clans et ouvertes à l’économie mondiale, peuvent prospérer sans être obsédées par la destruction d’Israël.
Sans surprise, l’Autorité palestinienne, le Hamas et l’establishment nationaliste arabe ont hystériquement attaqué ce projet, y voyant une menace existentielle pour leur récit victimaire, leurs privilèges et leur monopole sur la « cause palestinienne ». Les clans alignés sur le Fatah ont dénoncé une « trahison » et tenté de délégitimer le cheikh Jaabari, pendant que les médias arabes accusaient Israël de vouloir « fragmenter les Palestiniens » – alors que cette fragmentation existe déjà de fait, entre Gaza du Hamas, la corruption de Ramallah et la diaspora. Mais cette colère révèle précisément ce que le plan de Kedar vise à briser : une structure artificielle, imposée par le monde arabe et par l’Occident, qui instrumentalise les Arabes de Judée-Samarie et de Gaza comme arme démographique et terroriste contre l’État juif.
Du point de vue juif, l’intérêt du plan est double. D’abord, il consacre la centralité et la pérennité de la souveraineté israélienne sur l’espace de la Terre d’Israël – plus jamais de retrait destructeur de type Gaza 2005, plus jamais de remise de nos hauteurs, de nos villes bibliques, de nos frontières vitales à une entité hostile. Ensuite, il propose aux Arabes un horizon de vie digne, local, non idéologique, compatible avec la reconnaissance d’Israël comme État juif et avec l’intégration régionale via les accords d’Abraham, au lieu de nourrir éternellement le mythe suicidaire du « retour » et de la guerre jusqu’à la victoire. Les critiques qui invoquent « l’unité nationale palestinienne » ou la « solution à deux États » défendent en réalité la perpétuation d’un conflit sans fin ; à l’inverse, les émirats palestiniens offrent une architecture où Israël reste fort, enraciné et non divisible, tandis que les Arabes qui l’acceptent peuvent bâtir, sous son ombre, une vie stable et prospère plutôt qu’une industrie de martyr.

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