
En raison des restrictions à l’aéroport Ben Gourion, de nombreux Israéliens utilisent l’aéroport de Taba pour quitter ou entrer en Israël. Cependant, les autorités égyptiennes interdisent tout signe religieux juif.
Kol réga’ – Yanki Farber | Photo : Flash 90
Un jeune Israélien a été arrêté avant-hier (dimanche) à l’aéroport international de Taba, en Égypte, après avoir prié avec un talit (châle de prière), et a été empêché d’embarquer sur son vol. Ce n’est qu’après l’intervention de responsables israéliens qu’il a été libéré et autorisé à s’envoler.
Compte tenu des restrictions actuelles à l’aéroport Ben Gourion, de nombreux Israéliens transitent par l’aéroport de Taba — situé à environ 40 minutes de route du poste-frontière de Taba — pour voyager.
Aviel, un Israélien présent sur place, a raconté à Ynet : « Je suis arrivé tôt à l’aéroport. C’est un très petit terminal, sans internet et presque dépourvu de services. Nous devions nous envoler pour Athènes dans un avion transportant 180 Israéliens. Un homme orthodoxe était assis à côté de moi dans le terminal, lisant la Guemara en balançant la tête. Soudain, un agent de sécurité égyptien s’est précipité sur lui en disant : « Il est interdit de prier dans ce terminal. Donnez-moi votre passeport immédiatement ». »
Aviel explique avoir pris la défense de l’homme en expliquant à l’officier qu’il ne priait pas mais qu’il lisait, ce qui a fini par convaincre l’agent de le laisser tranquille. Cependant, plus tard, alors que les passagers attendaient l’avion, un autre jeune Israélien a sorti son talith et ses tefillinnes. Un officier de l’armée s’est alors jeté sur lui, affirmant que la prière était interdite et exigeant son passeport. Le jeune homme a été arrêté, emmené par les autorités et n’a pas pu monter à bord de son vol.
Grâce à l’intervention de représentants israéliens, le jeune homme a finalement été libéré et autorisé à prendre un autre vol. Aviel conclut : « En Égypte, il faut être prudent. C’était vraiment effrayant. Ils n’acceptent pas que l’on prie là-bas. Les gens avaient peur d’ouvrir la bouche ou d’intervenir. »


























