Inculpation de trois Mohalim à Anvers après leur arrestation l’an dernier

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La plainte provocatrice et révoltante avait été déposée en janvier 2024 contre les mohalim d’Anvers, suscitant une onde de choc au sein de la communauté juive, indignée par l’audace du plaignant — un individu juif déjà connu pour ses provocations répétées envers les communautés juives d’Europe.

Kol réga’ – Yanki Farber

Un acte d’accusation a été déposé en Belgique contre trois mohalim (circonciseurs rituels) qui avaient été arrêtés l’année dernière à Anvers. Cette inculpation fait suite à une plainte déposée contre les mohalim de la communauté orthodoxe d’Anvers. L’an dernier, la police avait perquisitionné les domiciles des mohalim, exigeant la remise de leurs couteaux rituels et de la liste des enfants circoncis. Le célèbre mohel d’Anvers, le rav Aharon Eckstein, ainsi que le rav Moché David Landau, avaient été arrêtés avant d’être libérés plus tard.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Sa’ar, a écrit ce matin : « La Belgique a annoncé l’inculpation des trois mohalim arrêtés l’an dernier à Anvers. Par cet acte, la Belgique rejoint une liste courte et honteuse, aux côtés de l’Irlande, de pays qui utilisent le droit pénal pour persécuter les Juifs dans la pratique de leur judaïsme. »

Sa’ar a ajouté : « C’est une marque d’infamie pour la Belgique. La circoncision (Brit Mila) est un pilier fondamental de la foi juive. De nombreux pays en Europe et dans le monde ont créé des cadres légaux pour faciliter la circoncision et la liberté religieuse. J’appelle le gouvernement belge à agir immédiatement pour trouver une solution adéquate. »

Une plainte d’origine interne

La plainte initiale, déposée en janvier 2024, avait provoqué un tollé. Le plaignant est un Juif ayant de longs antécédents de provocations envers les institutions juives européennes. Cette fois, il a dépassé les bornes en portant plainte non seulement contre les mohalim perpétuant la tradition, mais aussi contre des rabbins et des chefs de dynasties hassidiques (Admorim) servant de « Sandak » (parrain) lors des cérémonies, les accusant d’être « complices de crime ». Suite à ces dénonciations calomnieuses, les autorités judiciaires ont ouvert une enquête.

Soutien des États-Unis

En février 2026, l’ambassadeur des États-Unis en Belgique, Bill White, a lancé une attaque virulente contre la procédure judiciaire en cours à Anvers contre les trois hommes, à qui l’on reproche d’opérer sans certificat officiel des autorités. Pour rappel, le procès concerne l’accusation d’avoir pratiqué des circoncisions sans habilitation médicale de l’État. Leurs instruments rituels ont été confisqués et il leur est interdit de poursuivre leur activité jusqu’au verdict.

L’ambassadeur White a écrit sur le réseau social X : « L’antisémitisme est inacceptable sous toutes ses formes et doit être éradiqué de notre société. La Belgique doit faire un bien meilleur travail sur ce sujet. »

Il a qualifié la procédure de « poursuite judiciaire ridicule et antisémite contre trois personnalités religieuses juives d’Anvers », soulignant qu’il s’agit d’hommes de foi pratiquant une tradition millénaire.

L’ambassadeur s’est adressé directement au ministre belge de la Santé, Frank Vandenbroucke, exigeant une disposition légale permettant aux mohalim juifs d’exercer légalement. « Cela se fait dans tous les pays civilisés », a-t-il affirmé, ajoutant que la Belgique doit garantir la liberté de culte des familles juives.

Dans une autre publication, White a personnellement attaqué le ministre, affirmant que lors de leur première rencontre, ce dernier avait refusé de lui serrer la main ou de prendre une photo avec lui. Rappelant la contribution des États-Unis à la libération de la Belgique lors des guerres mondiales, il a appelé à mettre fin immédiatement aux poursuites et a annoncé son intention de se rendre à Anvers la semaine prochaine pour rencontrer les mohalim et leurs familles.

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