Quarantaine en plein océan : 150 passagers bloqués sur un navire suite à l’éclosion d’un virus

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Trois passagers sont décédés et d’autres sont hospitalisés dans un état critique suite à une éruption suspectée d’Hantavirus à bord du navire MV Hondius. Le bâtiment est immobilisé au large du Cap-Vert sous une quarantaine stricte.

JDN

Une urgence sanitaire inhabituelle et mystérieuse se déroule actuellement dans l’Océan Atlantique à bord du navire d’expédition touristique MV Hondius. Trois passagers ont perdu la vie des suites de ce qui semble être une épidémie d’Hantavirus.

Parmi les défunts figurent un couple de Néerlandais septuagénaires ainsi qu’un ressortissant allemand dont le corps se trouve toujours à bord. Ce virus, généralement transmis à l’homme par les excréments de rongeurs, suscite une vive inquiétude auprès de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en raison de la rareté d’un tel foyer sur un navire en haute mer.

Bilan médical et évacuations critiques

En plus des décès, un citoyen britannique de 69 ans a été évacué du navire dans un état critique et est actuellement hospitalisé en unité de soins intensifs à Johannesburg. À bord, deux membres d’équipage présentent également des symptômes respiratoires aigus et nécessitent des soins urgents.

Isolés au large du Cap-Vert

À l’heure actuelle, le navire est retenu au large des côtes du Cap-Vert, en Afrique, après avoir quitté l’Argentine. Les autorités locales refusent catégoriquement de laisser le navire accoster pour protéger la santé publique. Environ 150 passagers et membres d’équipage originaires de 23 pays différents se trouvent en isolement total. Bien qu’une équipe médicale soit montée à bord pour examiner les malades, aucune autorisation de débarquement pour des soins à terre n’a été accordée.

Origine de la contagion

Les enquêteurs tentent de déterminer si la source de l’infection provient d’une exposition à des rongeurs lors des escales sur le continent américain, ou s’il s’agit d’une souche rare capable d’une transmission interhumaine (d’homme à homme).

La compagnie maritime envisage désormais de faire route vers les îles Canaries, dans l’espoir que les autorités espagnoles autorisent une évacuation médicale et des tests complets pour les passagers captifs.

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