On s’éloigne d’un accord ? Le Liban change de direction au moment le plus critique

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Le président du Parlement libanais, Nabih Berri, a exprimé son soutien à des négociations indirectes avec les États-Unis. Il a également affirmé que le Liban n’acceptera pas de nouvelles lignes frontalières et exige un retrait israélien du territoire.

Ma’ariv

Le président du Parlement libanais, Nabih Berri, a déclaré dans une interview au journal « Al-Joumhouria » que le Liban ne s’oppose pas aux contacts avec les États-Unis, mais soutient un modèle de négociations indirectes.

Il a également indiqué que Beyrouth possède une expérience accumulée dans la conduite de ce type de discussions, notamment des pourparlers prolongés qu’il avait menés dans le passé avec différents envoyés américains, dont Amos Hochstein, dans le cadre de l’accord sur la délimitation de la frontière maritime entre Israël et le Liban. Selon lui, ces contacts ont permis d’aboutir à des accords, tout comme des progrès ont été enregistrés sur des questions liées à la « Ligne bleue », où il ne reste qu’un nombre limité de points de désaccord.

Berri a ajouté que, lors de l’élaboration de la résolution 1701, le Liban avait également agi par le biais de négociations indirectes avec des responsables américains, dont David Welch. Toutefois, interrogé sur la possibilité d’obtenir des résultats par des négociations directes, il a évité de répondre.

Concernant un éventuel cessez-le-feu de dix jours, Berri a appelé les habitants du sud, évacués de leurs maisons, à faire preuve de retenue et à ne pas se hâter de rentrer, affirmant qu’il n’existe aucune garantie qu’Israël ne viole pas les accords. Parallèlement, il a rejeté fermement ce qu’il a qualifié de « ligne jaune » présentée par Israël dans le sud du Liban, soulignant que, pour Beyrouth, ce type de lignes n’a aucune validité.

Selon lui, le Liban n’acceptera aucune tentative d’établir de nouvelles frontières sur le terrain, et sa principale exigence demeure un retrait israélien de toutes les zones dans lesquelles Tsahal est entré. Berri a averti que la poursuite de la présence israélienne — qu’elle prenne la forme d’un contrôle direct du territoire ou de lignes de sécurité — conduira à la poursuite des activités des organisations de résistance.

Le président du Parlement a également souligné que, du point de vue du Liban, il s’agit d’un territoire souverain sur lequel il n’est pas question de faire des concessions. Il a ajouté que l’histoire montre que toute tentative de maintien israélien sur place rencontrera une résistance. Selon lui, le Liban n’a pas initié les affrontements, mais a été contraint de réagir à ce qu’il a qualifié de violations et d’actions israéliennes, et sa position demeure inchangée : poursuivre la lutte jusqu’à la fin de la présence israélienne sur le territoire.

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