Révélation exclusive : la Cour suprême exige des réponses de l’État sur la question d’inhumations contraires à la halakha

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Une ordonnance conditionnelle adressée aux ministères des Affaires religieuses et des Finances exige des explications sur l’absence d’inhumation civile financée par l’État à Jérusalem. Au ministère, on précise : le terrain existe, mais le financement n’est pas envisagé.

JDN – Israel Zev Leventhal

À la veille du Jour du Souvenir, la Cour suprême (Bagatz) a publié une ordonnance conditionnelle adressée au ministère des Services religieux et au ministère des Finances, exigeant qu’ils expliquent plusieurs questions liées à la promotion de l’inhumation civile dans la région de Jérusalem.

L’ordonnance demande aux ministères des Services religieux et des Finances d’expliquer :

  1. Pourquoi le ministère des Services religieux n’agit-il pas pour établir un cimetière civil destiné aux habitants de Jérusalem et de ses environs, financé par l’État ?
  2. Pourquoi les ministères des Services religieux et des Finances n’allouent-ils pas le budget nécessaire à la création d’un cimetière civil pour les habitants de Jérusalem et de ses environs, financé par l’État ?
  3. Pourquoi le ministère des Services religieux n’accorde-t-il pas une licence d’inhumation à l’association Menou’ha Nekhona, qui serait chargée d’exploiter un cimetière civil pour les habitants de Jérusalem et de ses environs, après sa création ?
  4. Pourquoi n’existe-t-il pas de concurrence équitable entre les associations souhaitant établir des cimetières civils ?

En pratique, l’État doit expliquer pourquoi il n’a pas agi jusqu’à présent pour établir un cimetière civil destiné aux habitants de Jérusalem et de ses environs avec un financement public, et pourquoi le budget nécessaire n’a pas été alloué. Il lui a également été demandé d’expliquer pourquoi une licence d’inhumation n’a pas été accordée à l’association Menou’ha Nekhona, ainsi que les raisons de l’absence de concurrence équitable entre les organismes souhaitant gérer des cimetières civils.

Une source haut placée au ministère des Services religieux a déclaré à JDN News que le ministère avait déjà attribué un terrain dédié à l’inhumation civile dans la région de Jérusalem. Toutefois, selon cette source, le ministère n’a pas l’intention de financer la construction du cimetière, laissant cette initiative à des projets privés — comme cela existe déjà dans d’autres régions du pays où des parcelles d’inhumation civile sont disponibles.

Cette ordonnance remet sur le devant de la scène publique la question sensible de l’inhumation civile, considérée comme contraire à la Halakha, et pourrait conduire à une décision de principe concernant la responsabilité de l’État dans ce domaine.

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