Selon un rapport du journal « Le Parisien », Robic, qui avait fui Israël avec son partenaire quelques heures après avoir percuté la jeune femme à Tel-Aviv, a été assassiné par des individus casqués qui ont pris la fuite — ce que les autorités françaises qualifient d’« exécution ». Robic, qui avait purgé une peine de prison en France pour cet accident, était également impliqué dans plusieurs affaires d’escroquerie. Le père de Lee Zeitouni : « C’est un cercle qui se ferme et qui criait justice. »
Par Israel Moskowitz, Nina Fox et Tamar Shebak (Paris)
Une exécution en banlieue parisienne
L’auteur de l’un des délits de fuite les plus marquants de l’histoire d’Israël a été assassiné en banlieue parisienne. Près de 15 ans après l’accident mortel survenu rue Pinkas à Tel-Aviv, au cours duquel la jeune Lee Zeitouni a perdu la vie, l’un des responsables, Eric Robic, a été abattu en France.
Selon Le Parisien, Robic, âgé de 51 ans, a été la cible de tirs à Neuilly-sur-Seine. Deux individus portant des casques et circulant sur un scooter ont ouvert le feu avant de prendre la fuite. Les tentatives de réanimation ont échoué et le décès de Robic, qui circulait lui-même à moto, a été constaté peu après. Des témoins oculaires ont décrit la scène comme une véritable « exécution ».
La réaction de la famille Zeitouni : « Un sentiment de soulagement »
Itzik Zeitouni, le père de Lee, a réagi à la nouvelle depuis son kibboutz de Neve Ur :
« Je ressens un certain soulagement, c’est un cercle qui se ferme après avoir crié justice. Roee, l’ancien compagnon de ma fille, a été le premier à m’informer. Pour moi, cet homme était le meurtrier méprisable de ma fille, celui qui a fui la scène du crime. La peine qu’il avait reçue en France était dérisoire. Aujourd’hui, j’ai le sentiment que justice est faite. »
Le père a ajouté que Robic avait tenté autrefois de les contacter pour proposer de l’argent afin qu’ils retirent leur plainte en Israël : « J’ai refusé catégoriquement. Je ne vendrai pas ma fille pour de l’argent. Ce qui lui est arrivé aujourd’hui est exactement ce qu’il méritait. J’espère que le tour du deuxième individu présent dans la voiture viendra aussi. »
Rappel des faits : l’affaire Lee Zeitouni
Le 16 septembre 2011, Lee Zeitouni, 25 ans, se rendait à son travail dans une salle de sport à Tel-Aviv lorsqu’elle a été percutée par un 4×4 BMW conduit par Eric Robic, accompagné de Claude Khayat. Les deux hommes, des binationaux franco-israéliens, ne se sont pas arrêtés. Quelques heures plus tard, ils quittaient Israël pour la Suisse, puis la France.
La bataille judiciaire :
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La France refuse l’extradition de ses ressortissants vers des pays hors Union Européenne.
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En 2014, un tribunal parisien a condamné Robic à 5 ans de prison ferme pour homicide involontaire et non-assistance à personne en danger (Claude Khayat a écopé 15 mois).
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Lors du procès, Robic avait avoué être ivre au moment des faits (consommation de vodka et de whisky).
Un passé criminel lourd
Outre l’affaire Zeitouni, Eric Robic était bien connu des services de police français pour diverses malversations :
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Escroquerie internationale : En janvier 2025, il avait été condamné à 18 mois de prison pour une fraude à la vente de voitures de luxe portant sur un million d’euros.
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Blanchiment : Les fonds étaient blanchis en Israël, en Pologne et en Chine.
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L’Arnaque à la taxe carbone : Son nom était apparu dans l’enquête sur « l’escroquerie du siècle », un détournement massif de quotas de CO2 ayant coûté des milliards d’euros aux caisses de l’État.
À ce stade, les enquêteurs français estiment qu’il est trop tôt pour dire si cet assassinat est directement lié à ses activités frauduleuses passées.


























Un escroc peut avoir à faire à d’autres suspects !
Il a fini par tomber sur un os, c’est souvent le cas pour ces ordures !