Israël pose un ultimatum au Liban : sans cela, il n’y aura aucun nouveau retrait

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Israël aborde le prochain cycle de discussions avec le Liban avec une posture particulièrement ferme : Jérusalem clarifie qu’il n’y aura aucun retrait supplémentaire de la zone de sécurité et exige de maintenir une totale liberté d’action pour Tsahal. Tant que le Liban s’y refuse, l’extension du projet pilote n’est absolument pas à l’ordre du jour.

JDN – Meir Shalem 

En vue du cycle de discussions entre Israël et le Liban qui se tiendra la semaine prochaine à Rome, Israël durcit sa position et précise qu’il ne se retirera pas de territoires supplémentaires dans la zone de sécurité, selon un rapport de N12.

À Jérusalem, on souligne que sans un accord sur les exigences sécuritaires d’Israël, il n’y aura aucun progrès concernant l’élargissement du projet pilote.

Le principal point de désaccord entre les parties concerne la demande d’Israël de conserver une pleine liberté d’action pour Tsahal, même après tout retrait temporaire. Israël exige que ses forces puissent retourner dans tout territoire dont elles se retireraient, afin de s’assurer qu’il soit exempt d’infrastructures et de militants du Hezbollah, et de ne le déclarer sécurisé qu’après cette vérification.

Au Liban, on s’oppose à cette exigence, tandis qu’en Israël, on clarifie que tant qu’un accord ne sera pas trouvé, il n’y a aucune matière à discuter concernant l’extension du projet pilote.

Parallèlement, Jérusalem fixe une autre ligne rouge : même s’il est décidé à l’avenir d’élargir le plan, il n’y aura aucun retrait des territoires de la zone de sécurité situés le long de la ligne jaune. Du point de vue d’Israël, les lignes de défense établies ne sont pas négociables.

« Les zones supplémentaires ne seront pas de notre côté, sur les lignes de défense que nous avons stabilisées », a déclaré un haut responsable israélien. « Si le projet pilote actuel réussit et qu’il est décidé d’établir d’autres zones pilotes par la suite, elles se situeront au-delà de la ligne jaune. Nous ne permettrons pas d’autres retraits dans la zone située de notre côté. Tant que le Hezbollah ne sera pas démilitarisé au Liban – c’est ce qui a été convenu. »

Même si la position affichée est ferme, des sources proches des négociations tempèrent en soulignant que l’évolution de la situation politique et l’implication américaine pourraient influer sur les discussions et, à terme, conduire à des modifications du plan ou à des compromis de la part d’Israël.

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