Ursula von der Leyen veut orienter davantage l’argent des ménages vers les entreprises, l’innovation, l’industrie et la défense européennes.
Il existe surtout un second problème : l’argent européen part ailleurs. La BCE constate qu’une part considérable des actions détenues directement ou via des fonds par les ménages de la zone euro finance des entreprises non européennes, notamment américaines.
Au fond, le débat dépasse largement la seule question de l’épargne. Ce que Bruxelles cherche à corriger, c’est une faiblesse structurelle : l’Europe produit beaucoup de richesse, mais peine encore à la transformer en puissance économique. Si une partie plus importante de l’épargne des ménages finance demain les entreprises, les technologies, l’industrie ou la défense du continent, l’Union pourrait réduire sa dépendance aux capitaux étrangers. Reste à convaincre les Européens d’accepter davantage de risque en échange d’un rendement potentiel supérieur. C’est là que se jouera, en grande partie, la réussite du projet.






















