Le plan des « Cent Jours » du parti Yashar est dévoilé : parallèlement à l’exigence d’un service militaire ou civique pour chaque citoyen, le parti a l’intention d’imposer des sanctions contre les réfractaires et d’annuler les budgets destinés à l’enseignement indépendant qui n’enseigne pas le programme scolaire fondamental (Core curriculum) | Au sein du parti, footon affirme : « Environ 50 % des élèves de cours préparatoire (CP) n’étudient pas le programme fondamental »
Kol réga’ – Meir Shalem – Photo : Chaim Goldberg/Flash90
Quatre jours avant les élections, le parti Yashar! dirigé par Gadi Eisenkot dévoile son plan pour les 100 premiers jours dans le cas où il formerait le prochain gouvernement. Au cœur du plan : un changement significatif et destructif concernant le public orthodoxe, avec une exigence de conscription, l’imposition de sanctions contre les réfractaires et un changement de la politique de financement des établissements d’enseignement.
Selon les ébauches publiées dans « Yedi’ot A’haronot », le parti a l’intention de promouvoir un service militaire ou civique pour l’ensemble des citoyens, parallèlement à des avantages pour ceux qui servent et une législation permettant d’imposer des sanctions à ceux qui ne s’enrôleraient pas.
En parallèle, le parti Yashar! prévoit d’annuler les budgets destinés à l’enseignement indépendant qui n’enseigne pas le programme fondamental. Le parti présente cette démarche comme une étape vers la transformation du système éducatif et l’application d’une politique nationale à l’ensemble des établissements.
« Environ 50 % des élèves de cours préparatoire (CP) n’étudient pas le programme fondamental. Ils bénéficient d’une autonomie séparée. Il faut s’aligner sur l’éducation nationale publique. Quiconque ne sera pas dans le cadre de l’éducation publique ne recevra pas de financement. »
Ces mesures s’intègrent dans un plan plus vaste visant à faire la distinction entre ceux qui servent l’État et ceux qui ne s’enrôlent pas, par le biais de compensations pour les conscrits et de sanctions pour les réfractaires.
Le plan des cent jours a été préparé par une équipe formée il y a environ quatre mois, dirigée par Yoav Horowitz, ancien directeur général du bureau du Premier ministre. Ont notamment participé à cette équipe le professeur Manuel Trajtenberg, Shaul Meridor, l’ancien conseiller juridique de la Knesset Eyal Yinon et Inbar Harosh-Giti.
Outre la question de la conscription et de l’enseignement orthodoxe, le plan comprend également la création d’une commission d’enquête nationale, la promotion d’une loi visant à limiter le mandat du Premier ministre, des mesures concernant le coût de la vie et des modifications au sein du système judiciaire.
Le parti envisage également de promouvoir des subventions pour les crèches et garderies pour les enfants âgés de zéro à trois ans destinées aux couples dont les deux conjoints travaillent et accomplissent leur service, ainsi que d’augmenter l’offre de logements.



























