Des rapports exceptionnels faisant état d’au moins dix avions de transport américains ayant atterri sur des bases aériennes dans le Sud, parallèlement au transfert d’équipements de défense antiaérienne et à la présentation d’options militaires à Trump, soulevent des interrogations quant à la possibilité d’une reprise de la campagne contre l’Iran.
JDN – Eli Poroush
Les États-Unis se préparent-ils à reprendre la campagne contre l’Iran ? Une série de rapports parus au cours des dernières vingt-quatre heures pointe vers un renforcement du dispositif militaire américain au Moyen-Orient, comprenant un pont aérien d’avions de transport, le transfert de matériel militaire et la présentation d’options de frappes renouvelées au président Donald Trump.
Selon le rapport d’Itay Blumental, au moins dix avions de transport de l’armée américaine ont atterri au cours des dernières vingt-quatre heures sur les bases aériennes d’Ovda et de Nevatim, dans le sud du pays. Une partie de ces appareils est arrivée depuis la base de Fort Bliss, au Texas, où opèrent des forces et des unités spécialisées dans la défense antiaérienne.
L’arrivée de ces avions pourrait témoigner d’un réapprovisionnement des stocks de moyens de défense en Israël, et entre autres de la possibilité d’un transfert de systèmes de défense antiaérienne supplémentaires, tels que des batteries Patriot. Parallèlement, des avions de transport américains ont également atterri sur des bases en Jordanie, en Arabie saoudite et au Qatar, dans le cadre d’un déploiement plus large dans la région.
De plus, le commandant du Commandement central des États-Unis (CENTCOM), l’amiral Brad Cooper, a présenté aujourd’hui à la Maison-Blanche au président Trump des options militaires pour de nouvelles frappes en Iran. Le ministre de la Défense Pete Hegseth et le chef d’État-Major des armées, le général Dan Caine, ont également pris part à cette réunion. La présentation même de ces options militaires intervient sur fond de préparatifs américains et de craintes quant à une reprise des hostilités.
Dans le même temps, l’agence de presse iranienne Tasnim a rapporté que les Gardiens de la révolution avaient intercepté un avion de chasse hostile dans la zone de l’île de Qeshm, dans le Golfe, et l’avaient contraint à battre en retraite. À ce stade, le rapport ne contient pas de détails vérifiés permettant de déterminer l’identité de l’appareil ou les circonstances de l’incident.
Les Iraniens soutiennent qu’une attaque hostile a également eu lieu dans la zone, et selon leurs prétentions, il s’agirait d’une frappe américaine. Ils rapportent que les États-Unis ont détruit un système de défense antiaérienne iranien après le tir d’un missile sol-air contre un aéronef américain dans le Golfe.
En parallèle, le réseau Newsmax a rapporté que les États-Unis pourraient frapper en Iran après les élections américaines de mi-mandat, prévues la semaine prochaine, et a même évoqué la possibilité d’utiliser des bombes MOAB, surnommées « la mère de toutes les bombes ». Il s’agit bien entendu d’un rapport sur un scénario possible, et non d’une confirmation officielle qu’une décision a été prise concernant une frappe ou l’utilisation d’un tel type d’armement.
L’accumulation de rapports sur le mouvement des avions de transport, le renforcement du dispositif militaire et les discussions à la Maison-Blanche place l’éventualité d’une reprise de la campagne en Iran au centre de l’attention. Néanmoins, à l’heure actuelle, aucun élément ne constitue une confirmation officielle que le président Trump a décidé de lancer une nouvelle offensive.


























