Au cœur de Téhéran : Tsahal révèle ce qui se passe réellement dans les universités iraniennes

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Derrière une façade académique, Israël présente l’université « Imam Hossein » comme un centre militaire des Gardiens de la Révolution, doté d’infrastructures pour le développement de missiles balistiques, la recherche chimique et les dispositifs d’urgence du régime. En arrière-plan, Téhéran a déjà menacé de frapper des institutions académiques identifiées à Israël et aux États-Unis.

Kol réga’ – Zvika Segal 

Derrière son nom académique et son image civile, Tsahal affirme que l’une des principales universités d’Iran a servi d’élément central de la machine de guerre des Gardiens de la Révolution. Après une série de frappes menées ces dernières semaines, Israël expose désormais ce qui a été visé dans l’enceinte de l’université « Imam Hossein » à Téhéran, envoyant un message clair : il ne s’agit pas d’un campus innocent, mais d’une infrastructure militaire active.

Un centre de recherche militaire sous couverture civile

Selon le communiqué de Tsahal, l’armée de l’air a frappé, sous la direction du renseignement militaire (Aman), l’une des infrastructures militaires majeures des Gardiens de la Révolution établie à l’intérieur du complexe universitaire. Cette institution est définie comme le principal établissement académique militaire de l’organisation et sert également d’atout d’urgence pour les corps militaires du régime. L’armée israélienne précise que sous un couvert civil, des processus de recherche et de développement d’armements avancés y étaient menés.

Cette publication intervient dans un contexte de menace iranienne exceptionnelle : Téhéran a affirmé que les universités et institutions académiques liées à Israël et aux États-Unis pourraient devenir des cibles légitimes si les frappes sur des institutions similaires en Iran se poursuivaient. Pour Israël, révéler la nature de la cible vise donc à briser le narratif iranien en affirmant simplement : « Nous n’avons pas frappé l’académie, nous avons frappé une infrastructure militaire opérant depuis une académie ».

Les cibles détruites : Missiles et armes chimiques

Tsahal détaille plusieurs points névralgiques visés au sein du complexe:

Tunnels aérodynamiques : Ils servaient, selon Israël, aux essais et au développement de missiles balistiques.

Centre de chimie : Selon Tsahal, ce centre était utilisé pour la recherche et le développement d’armes chimiques.

Centre de technologie et d’ingénierie : Défini comme un complexe central pour le développement de missiles balistiques et d’autres types d’armements.

Un historique de sanctions internationales

Les affirmations israéliennes s’appuient également sur des informations publiques concernant les liens étroits entre l’institution et les Gardiens de la Révolution. Entre 2022 et 2026, le nom de l’université « Imam Hossein » a été associé à plusieurs reprises aux activités de recherche militaire et à des entreprises impliquées dans la production de drones, selon des rapports officiels et des sanctions occidentales.

Plusieurs pays ont d’ailleurs imposé des sanctions à l’université et à ses dirigeants pour leur implication dans des activités terroristes. Le commandant de l’université est Mohammad Reza Hasani Ahangar, un officier de haut rang des Gardiens de la Révolution (équivalent au grade de général de brigade), responsable à la fois de la formation des officiers et du renforcement des capacités militaires de l’institution.

La bataille du narratif

Pour Israël, c’est le cœur du sujet : alors que Téhéran tente de présenter la frappe d’une « université » comme une attaque contre le monde académique pour justifier l’élargissement de sa liste de cibles, Jérusalem s’efforce de démontrer l’inverse. Les Gardiens de la Révolution utilisent une façade civile pour dissimuler des projets militaires sensibles, et le simple nom d’« université » ne confère pas au site une immunité automatique.

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