Dans le monde arabe, on tremble : « Si l’Iran tombe – ce sera la prochaine étape d’Israël »

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Un haut responsable irakien a averti qu’un affrontement américano-iranien serait une catastrophe régionale, accusant Washington d’agression et précisant : les milices ne combattront pas. Selon lui, l’effondrement de Téhéran ouvrirait la voie à Israël et déstabiliserait la sécurité de l’Irak.

Yasser Al-Issaoui, chef adjoint d’état-major de l’Autorité du « Al-Hashd al-Shaabi » (Mobilisation populaire) en Irak – une organisation-cadre regroupant plus de 60 milices chiites – a averti dans une interview à la chaîne russe RT qu’une guerre entre les États-Unis et l’Iran constituerait une « catastrophe économique et sécuritaire » pour l’Irak et pour la stabilité de toute la région. Dans son entretien avec la chaîne arabe, Al-Issaoui a souligné que l’organisation se tient du côté de ce qu’il a qualifié de « justice », affirmant que les États-Unis sont la partie agressive vis-à-vis de l’Iran. Toutefois, il a déclaré de manière catégorique que le « Al-Hashd al-Shaabi » ne participera pas activement à une future guerre entre l’Iran et l’Amérique.

Selon ce responsable irakien, la survie du régime iranien revêt une importance stratégique majeure, car selon lui, si le régime de Téhéran s’effondre, il ne restera plus aucune force capable de faire face à Israël. Il a averti que dans un tel scénario, Jérusalem chercherait à mettre en œuvre ses projets déclarés d’expansion « du Nil jusqu’à l’Euphrate ». Al-Issaoui a révélé que la partie américaine avait transmis des messages de menace explicites visant les factions irakiennes, selon lesquels elles deviendraient des cibles d’attaques après tout affrontement militaire entre Israël et l’Iran. Il a précisé que l’organisation a contribué de manière significative à la consolidation de la « hudna » conclue sous l’égide du gouvernement irakien entre la présence américaine et les factions armées.

Concernant la question du terrorisme et de la sécurité aux frontières, Al-Issaoui a révélé qu’environ mille combattants étrangers de Daech ont récemment été transférés vers des prisons en Irak. Il a mis en garde contre le danger majeur que représenterait l’évasion d’environ 3 000 membres de Daech du camp d’Al-Hol en Syrie, affirmant qu’ils constituent une menace réelle à la fois pour la scène syrienne et irakienne. Al-Issaoui a vivement critiqué l’administration américaine, affirmant que Washington oblige l’Irak à garder ces terroristes étrangers comme « dépôt » sans les juger. Il a insisté sur le fait que les frontières irakiennes sont totalement sécurisées, tout en accusant des acteurs politiques internes de coopérer avec le « projet américain » visant, selon lui, à diviser l’Irak.

Par ailleurs, il a affirmé que les États-Unis exercent de fortes pressions pour empêcher l’Irak d’acheter des armements à la Russie. Il a accusé l’existence d’une décision « américano-sioniste » visant à empêcher l’armée irakienne d’acquérir des capacités militaires avancées. En conclusion, il a souligné que la présence du « Al-Hashd al-Shaabi » et des différentes factions est essentielle pour maintenir la pression politique et militaire afin d’obtenir le retrait des forces étrangères d’Irak.

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