Dramatique : Israël a frappé durant le dépouillement des votes pour le successeur de Khamenei

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Un bâtiment appartenant à l’Assemblée des Experts, l’organe responsable de l’élection du Guide suprême de l’Iran, a été attaqué dans la ville de Qom. Israël a visé les membres de l’Assemblée alors qu’ils étaient en train de déposer les bulletins de vote pour choisir le nouveau dirigeant.

Kol réga’ – Yanki Farber 

Une frappe au cœur du processus de succession

Des avions de chasse de l’armée de l’air israélienne ont attaqué à Qom le bâtiment où siégeait l’Assemblée des Experts. Cette réunion cruciale avait pour but d’élire le prochain Guide suprême de l’Iran après l’élimination d’Ali Khamenei.

L’Assemblée des Experts est composée de 88 religieux et hauts dignitaires du régime. Sa fonction unique est de nommer le Guide suprême, un religieux de rang Ayatollah. C’est la première fois en 36 ans que cette assemblée se réunissait pour une telle mission.

Détails de l’opération

Selon les rapports des médias iraniens, bien que tous les membres n’étaient pas présents, l’attaque a eu lieu précisément au moment du dépouillement des votes.

  • Sources israéliennes : Un responsable de la sécurité a confirmé que Tsahal avait visé le bâtiment pendant le vote de succession, précisant que le nombre de membres présents au moment de l’impact était inférieur aux 88 titulaires.

  • Le message du Mossad : Une heure et demie avant l’assaut, le compte Twitter du Mossad en persan a publié un message sans équivoque :

« Peu importe qui sera élu aujourd’hui, son sort est déjà scellé. Seul le peuple iranien choisira son futur dirigeant. »

Chaos à Téhéran et Qom

Simultanément, des frappes aériennes ont été signalées autour de la place de la Révolution à Téhéran. Avant l’attaque, l’Ayatollah Ali Moallemi, membre de l’Assemblée, affirmait encore ce matin que « le choix du nouveau leader ne prendrait pas de temps ».

Le contexte constitutionnel

Selon la constitution iranienne, les 88 membres de l’Assemblée des Experts sont théoriquement élus par le public, mais leur candidature doit être validée par le « Conseil des Gardiens de la Constitution », un organe lui-même contrôlé directement ou indirectement par le Guide suprême. Ce système permettait à Khamenei de verrouiller sa propre succession en écartant tout rival potentiel ou individu jugé insuffisamment fidèle aux valeurs de la Révolution islamique.

La période d’intérim : La constitution stipule que l’Assemblée doit élire un successeur « dans les plus brefs délais ». En attendant, les pouvoirs du Guide suprême sont transférés à un conseil provisoire composé de trois figures : le président de la République, le chef du pouvoir judiciaire et un représentant du Conseil des Gardiens.

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