Le virage islamiste de LFI et l’antisémitisme qui en découle ont provoqué une onde de choc dans l’électorat attaché à la défense des valeurs républicaines. La communauté juive française a été particulièrement choquée par les propos tenus par Jean-Luc Mélenchon et par la plupart de ses lieutenants. Face au déchaînement d’un antisémitisme agressif, les Juifs ont perdu confiance dans les Institutions et ils sont nombreux à estimer n’avoir plus d’avenir dans ce pays. Pourtant, les élections municipales envoient ce me semble, un message d’espoir. Les résultats du premier tour montrent que dans l’ensemble, les électeurs n’ont pas mordu à l’hameçon de la haine antisémite et au rejet des valeurs républicaines prôné par LFI. Si les grandes tendances dont on aperçoit les linéaments étaient confirmées au second tour, alors, l’espoir pourra renaître.
1- L’antisémitisme, la haine d’Israël, ne paient pas.
A écouter les grands médias, le grand vainqueur de ces élections municipales de mars 2026, serait la LFI. A l’appui de cette thèse, on site l’élection de Bagayako, candidat de LFI et du PCF, à Saint-Denis; ou celle de Guiraud à ROUBAIX (Nord). On y ajoute quelques grandes villes comme Toulouse, Limoges, Lille, où l’on constate une « poussée » (toute relative) de LFI. Et c’est à peu près tout.
2- le plus mauvais score de LFI depuis 10 ans.
On présente LFI comme ayant gagné. C’est archi-faux. Si l’on regarde les chiffres réels et non quelques symboles, c’est le plus mauvais score du parti de Mélenchon depuis 10 ans!
3- La dynamique de la gauche brisée.
Alors que le pouvoir semblait à la portée de main de la gauche unie il y a peu de temps, le virage islamiste, voire antisémite pris par Mélenchon et ses lieutenants, a brisé la dynamique de la gauche. A prendre en compte les chiffres et non leur interprétation hâtive, force est de constater que la gauche politique est en plein désarroi. LFI est parvenue à semer un trouble profond dans l’électorat. Le Parti Socialiste est contraint de faire le grand écart. Pris en tenaille entre les réalités contingentes du moment et les grands principes, le P.S. adopte une conduite ambiguë qui en fait l’otage de LFI. Alors que la direction nationale appelle à ne pas passer d’accord avec le parti de Mélenchon, la base demeure sensible aux intérêts électoralistes des élus, et penche pour une alliance avec le « diable ». Mais tout indique que Mélenchon est allée trop loin. La discipline du « Front républicain » a du plomb dans l’aile. Il n’est pas du tout certain que les électeurs de gauche reportent leurs voix sur le candidat d’un parti qui est le canal politique des Frères musulmans, comme le montre de manière incontestable le volumineux rapport de la Commission d’enquête sur les « Liens » entre partis politiques et Islamisme, qui met en cause la stratégie électoraliste de LFI.
4- ST DENIS, ROUBAIX : abstention record.
Cette élection est d’une manière générale marquée par un taux d’abstention élevé qui avoisine les 40%.
Mais pour les villes conquises par LFI, ce taux franchit la barre des 50%. Le nombre très élevé des abstentionnistes à Roubaix et à Saint-Denis montre qu’en dépit d’un discours démagogique imbibé de relents antisémites, le parti de Mélenchon ne parvient pas, y compris dans des villes peuplées majoritairement d’immigrés musulmans, à mobiliser la majorité des électeurs.
En raison de la radicalité de leurs prises de position, les élus LFI des villes conquises sont davantage les représentants d’une faction que d’authentiques représentants du peuple de gauche. S’ils sont légalement élus, leur légitimité est contestable.
5-Le « parti du président de la République » est le grand perdant
Le grand perdant de ces élections est sans contestation possible, le parti du président de la République qui s’effondre. Le « Centre » n’a plus de lisibilité.
6-Autre nouveauté : le déclin de l’écologie politique sectaire
Dans les onze ville de plus de 30 000 habitants dirigées par les écologistes, leur réélection est loin d’être acquise. A Strasbourg, la maire écologiste sortante n’arrive qu’en troisième position, ne recueillant que 19.72% des suffrages. A Colombes leur situation n’est guère plus brillante. a Bordeaux, le maire écologiste n’a recueilli que 27.68% des voix. Les Français prennent conscience de la dangerosité d’un mouvement dirigé par des doctrinaires souvent prêts à sacrifier l’intérêt nationale, la liberté, la sécurité, les grandes valeurs républicaines au nom de leur idéologie douteuse. Marine Tondelier, patronne des Verts, n’est-elle pas favorable à un rapprochement avec LFI ?
6-Le grand vainqueur est le R.N.
Même s’il ne s’agit pas d’une victoire éclatante, le seul parti qui progresse dans cette élection est le Rassemblement National. Il conforte sa position dans toutes les villes qu’il dirige et avance dans de nombreuses autres.
Cette progression est d’autant plus remarquable qu’elle intervient dans un contexte où le RN, d’implantation récente, n’est pas à l’aise, l’élection des élus locaux étant centrée sur la personnalité de « notables », lesquels font cruellement défaut au R.N. Mais là encore, les lignes bougent. (cf. Marseille et Toulon)
La doctrine Mitterrand-Chirac a fait long feu
Dès 1981, François Mitterrand avait mis au point une stratégie, validée par Jacques Chirac et l’ensemble de la Droite classique, visant à rendre quasiment impossible une véritable alternance.
A Nice, Éric Ciotti vient de porter un camouflé au caractère quasi-hégémonique de cette doctrine mortifère. Il devance en effet de 12 points le maire sortant Christian Estrosi qui tombe de 59,30% des suffrages en 2020 à 30,92% en 2026. La stratégie qui prône l’alliance avec le RN et Reconquête, l’emporte. Cette possibilité d’Union de la droite ouvre à celle-ci la possibilité d’accéder au pouvoir en 2027.
La diabolisation de « l’extrême-droite » ne fonctionne plus vraiment. A l’inverse, la LFI apparait comme le mouvement auquel les démocrates doivent faire barrage. Bruno Retailleau, président de L.R. n’a-t-il pas déclaré: « La seule consigne que je donne, c’est aucune voix pour LFI ».
Conclusion
Cette élection ne concerne pas seulement les affaires locales, mais présente les signes d’un vaste bouleversement dans l’exercice du pouvoir à venir. Les Français ne veulent plus d’une France soumise à Bruxelles, aux mondialistes, à l’Islam politique, à la délinquance, à la criminalité, aux narco-trafic, à la haine des Juifs. Ils veulent reprendre en main leur histoire. Ils considèrent que, contrairement aux vœux de Mélenchon, les Juifs sont des citoyens à part entière, qu’ils ont toute leur place dans ce pays auquel ils ont tant apporté. Pour rayonner dans le monde, la France doit redevenir elle-même. Le résultat du second tour nous dira ce qu’il en est de cet espoir.