Dimanche 15 mars 2026 se tenait le premier tour des élections municipales. Alors qu’une grande majorité des communes française ont élu leur maire dès le premier tour, le résultat demeure incertain pour de nombreuses villes qui connaîtront le résultat à l’issue du second tour, dimanche 22 mars.
Ainsi, les candidats ayant obtenu plus de 10 % des voix avaient jusqu’à mardi 17 mars pour prendre la décision de retirer ou de maintenir leur liste pour le second tour. Ceux-ci avaient également la possibilité de fusionner avec toute liste ayant obtenu au moins 5 % des suffrages.
Dès le début des tractations, un certain nombre de candidats de la gauche, notamment à Paris, Marseille, Bordeaux, Strasbourg, Lille, Montpellier, Rennes ou encore Rouen, ont fermement refusé de faire alliance avec les listes représentées par La France insoumise (LFI), en accord avec les engagements qui avaient été pris durant leur campagne.
Cependant, dans bien d’autres communes à travers la France, parmi lesquelles Lyon, Toulouse, Limoges, Grenoble, Strasbourg, Besançon, Brest, Avignon, Clermont-Ferrand, Nantes, ou encore Tours, des candidats issus de la gauche socialiste ou écologiste ont annoncé leur décision de fusionner leur liste avec LFI, bien souvent au mépris de leurs promesses de campagne.
Sur X (ex-Twitter), le président du Crif, Yonathan Arfi, a réagi mardi 17 mars 2026, qualifiant ces accords de « trahison républicaine » et de « faute morale ».
« Faire liste commune avec LFI, c’est signifier que la lutte contre l’antisémitisme n’est pas un principe absolu mais une simple variable d’ajustement électoral. Comme si l’antisémitisme était un sujet sur lequel on pouvait négocier ou transiger ! » a-t-il déclaré, alors que les dernières déclarations antisémites du chef de file de LFI ne remontent qu’à quelques jours.
Yonathan Arfi a également adressé un « respect républicain pour ceux, à gauche, qui refusent ces compromissions ». Il a par ailleurs salué le refus systématique de la droite républicaine de s’allier avec le Rassemblement national, à Paris, Marseille, et dans toute la France.
Les délégations régionales du Crif se sont elles aussi exprimées pour faire connaître leur indignation à la suite des annonces de fusion de liste :
- Élections municipales à Lyon : le Crif Auvergne-Rhône-Alpes dénonce l’accord entre le maire sortant et LFI
- Élections municipales à Grenoble : le Crif Grenoble-Dauphiné alerte contre toute alliance avec LFI
- Élections municipales à Strasbourg : le Crif Alsace appelle à « refuser toute alliance avec LFI »
- Élections municipales à Tours : le Crif Centre Val-de-Loire dénonce l’alliance du maire sortant avec LFI
Dans une période marquée par une hausse de la violence antisémite et de toutes les haines anti-religieuses, faire alliance avec La France insoumise envoie un signal très préoccupant concernant le combat contre l’antisémitisme et pour la préservation des valeurs républicaines.
L’arrivée d’élus LFI au sein des conseils municipaux présente un risque réel d’exacerbation des haines et de la violence politique au niveau local. Dès le soir de l’élection du nouveau maire LFI de Saint-Denis, les chants de soutien à Gaza scandés par des militants au sein de la mairie laissent présager un mandat placé sous le signe de la radicalisation idéologique, d’une hostilité persistante à l’égard d’Israël et d’un risque accru de tensions et de violences dans la vie publique locale.



























