En direct avec feu-Léon Zitrone…

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AUTOUR DE LA TABLE DE CHABBATH n° 533  HOL HAMO’ED PESSA’H

En direct avec feu-Léon Zitrone…

Le 15 Nissan dernier (la  nuit du Séder) le Clall Israël a pris ses baluchons pour sortir vers la liberté, 210 années de labeurs et de contraintes sont abolies le même jour par un peuple d’esclaves. La chose ne va de soi, il s’agit d’un grand prodige de l’histoire humaine : faire naitre un peuple avec une éthique et une une règle de vie qui va perdurer dans le temps et l’espace (depuis les cieux dégagés du Moyen-Orient jusqu’à l’Europe lointaine et incertaine…). C’est un prodige qui n’a pas d’égal dans tout l’histoire et pour cause : c’est Hachem qui nous a pris et élevé d’entre les nations (qu’on soit d’accord ou non, ce sont des faits).

Les Sages de mémoire bénie enseignent qu’à cette époque reculée la communauté n’avait pas beaucoup de bonnes actions à son actif si ce n’est la Brith Mila et le sacrifice de l’agneau pascal. Ces deux Mitsvoth marquent un grand esprit de sacrifice dans sa chair (le Brith) et dans ses opinions (le refus du culte idolâtre), elles ont entrainé le miracle. Et pour nous qui be sommes pas de cette époque, c’est la certitude que si nous gardons les Mitsvoth (malgré les difficultés), alors Hachem mous préservera des maux comme il l’a fait en Egypte.

Sous la conduite de Moché Rabbénou, le Clall Israël s’est tourné en direction en direction du désert et de la Mer des Joncs. C’est alors que les troupes iraniennes… pardon… égyptiennes se sont ruées pour nous abattre. Hachem a dit alors à Moché : ce n’est pas le moment de prier, il faut avancer (dans la mer) ! A ce moment la tribu de Yehouda a plongé et la mer s’est ouverte devant le Clall Israël.

Le Midrach enseigne que Hachem a placé son Bras droit sur celui de Moché lorsqu’il (Moché) a étendu ses bras sur les eaux. C’est-à-dire que le miracle s’est opéré grâce à Moché. Seulement le verset (paracha Bechala’h ch. 14,21) explique différemment : » Moché a élevé ses mains sur la mer et Hachem a fait souffler un vent fort toute la nuit pour assécher la mer. » Donc, pourquoi le vent a souflé sur la mer si le Ness s’est opéré lorsque Moché a élevé ses bras ?

Plusieurs réponses sont données.

Le Or Ha’haim (sur place) explique qu’il s’agissait d’un vent glacial qui a transformé les fonds marins en glace. La main de Moché a effectivement fendu la mer, mais, pour faciliter l’avancée des Bené Israël il fallait assécher la boue et rendre la terre sèche. Le vent a donc transformé les fonds marins en surface plane.

Le Ramban (sur place) explique que c’était un stratagème pour faire croire aux Egyptiens que c’était un fait naturel, et non de l’ordre du Divin. Voyant et croyant ce phénomène de l’ordre du naturel, les Egyptiens se sont engouffrés dans la mer en furie car ils étaient assoiffés de verser le sang juif… Ils n’ont pas eu de problème de conscience du genre : si le D’ d’Israël fait de si grands prodiges, c’est que peut être les Bené Israël sont dans leur bon droit de prendre la poudre d’escampette. Or, comme à la TV égyptienne et les fins météorologistes disaient que c’était dû uniquement à de grosses bourrasques, alors ils n’ont eu aucun mal à s’engouffrer dans la mer en furie… Et nous connaissons la suite puisque nous sommes attablés autour de nos magnifiques tables du Séder cette année alors que les Egyptiens sont restés au fond du détroit d’Ormuz (il y en d’autres qui vont les rejoindre d’ailleurs)…

Et à écrire ce développement je ne m’empêcherais pas (car vous me connaissez déjà bien) de faire un parallèle  entre ce passage ontologique de la Bible (sur papier fin dorée) et ce que nous vivons ces jours-ci sous les cieux cléments d’Erets Israël. Cela fait dejà plus d’un mois (à l’heure où j’écris ces lignes) que la plus grande des puissances du Moyen Orient envoie jour après jour une pluie de missiles destructifs vers la Terre sainte sans provoquer de dégâts majeurs (d’ailleurs à l’instant même où j’ écris mon texte – car vous savez que votre feuillet préféré n’est pas le fruit de l’intelligence artificielle – nous avons eu droit  en direct – continu Monsieur Léon Zitrone zal…- entendu les magnifiques sirènes d’Elad et je dois (toujours en direct) quitter le Beth Hamidrash pour me refugier dans un Mamad/pièce forte) et que Hachem envoie la guérison à tous les blessés et la consolation aux familles éprouvées mais ce n’est SANS AUCUNE COMPARAISON AVEC CE QUE LES DIRIGEANTS DE L’ETAT HEBREU S’ATTENDAIENT IL y a plus d’un mois (des milliers de morts, des destructions terribles, Hachem yichmor veyera’hem). Or, que nenni, les centaines de milliards de dollars du contribuable iranien n’ont pas servi, les milliers de missiles n’ont (presque) rien fait : TODA LACHEM ! Ce n’est que la Miséricorde, la Bonté et la BIENVEILLANCE DU TOUT PUISSANT sur son peuple de Tsion qui a pu faire un si grand miracle et qui continue jour après jour. Comme lors de la traversée de la mer des Joncs le vent a soufflé très fort afin que les égyptiens s’engouffrent dans les fonds maritimes de la Mer Rouge pareillement nous avons les dômes de fer qui nous font croire (pour les derniers des Mohicans gauchistes de la communauté et des sionistes en herbe.. que c’est dû une nouvelle fois au génie israelien made in Herzilia Pitoua’h ou de Tel Aviv). Mais mes lecteurs le savent : ces dômes ressemblent au vent qui a soufflé lorsque Moché a levé les bras au Ciel. La vraie raison pour laquelle les eaux se sont ouvertes ce sont les bras de Moché Rabbénou et l’esprit de sacrifice de la tribu de Yehouda (qui est entrée dans l’eau déchainée). Le vent, c’était uniquement pour faire croire aux forces iraniennes… pardon égyptiennes que c’était naturel. Mais nous connaissons la vérité : le Call Israël a été sauvé par Hachem, c’est notre sauveur et notre libérateur.

Je finirais par une simple question pour aiguiser l’esprit talmudique des lecteurs. Il existe une Guemara connue -Sanhédrin 76b et aussi voir Baba Kama 26b- au sujet d’un homme qui tient un bouclier devant son ami tandis qu’une tierce personne lance des flèches dans sa direction (de son ami). Qu’elle serait la responsabilité juridique de l’homme (qui tient le bouclier) s’il retire son écu devant les jets de flèches ce qui causerait la mort de son prochain ? La réponse du Talmud est qu’il n’est pas coupable (sur sa vie). Il a juste enlevé sa protection, son action n’est pas assimilée à un crime, il sera exempt d’une punition sévère (grama haiv bidé chamaim). D’après ce passage je demanderais à mes lecteurs si -au grand jamais- Hachem retirait son aide Divine et qu’au final ce ne seraient, que les ordinateurs -made in China- les satellites et Tsahal qui assuraient la protection du Call Israël (sans que Hachem, que D’ me garde de dire de pareilles sottises), or mes lecteurs connaissent la probabilité d’interception en Erets des missiles avoisinent les 95%, donc si Hachem retire sa part le taux de réussite descendrait au mieux à 60% (c’est ce que j’ai entendu de ce qui se passe en Ukraine tandis qu’en Afghanistan c’est 40%) : est-ce qu’on aurait une plainte particulière à émettre vis-à-vis de Hachem et aussi des ‘Harédim qui sont les délégués exclusifs de Hachem dans ce monde (la Table du Shabbat a été forte cette semaine, n’est-ce pas?) ? Or D’ ne nous doit rien, Il n’est pas à l’image, excusez-moi de l’expression- du trouffion du régiment qui doit donner un compte rendu à son sergent de la base, n’est-ce pas ? Donc nous sommes obligés de conclure que Hachem nous protège par sa grande Miséricorde et sa grande Bonté comme lorsqu’il l’a fait lors de la sortie d’Egypte. Lorsque les égyptiens nous ont envoyé leurs flèches ce sont les Nuées de gloires qui ont reçu les coups (ch. 14,19) pour que les familles du campement puissent vivre tranquillement leur Pessa’h à l’image d’un aigle qui prend ses petits oisillons sur son dos afin que les arbalètes des chasseurs ne touchent pas ses petits mais que son corps fasse obstacle. La raison de ce phénomène c’est que Hachem nous a dit : « Vous les fils d’Israël, vous êtes mon fils aimé, mon ainé. » Et un père protège son fils même s’il ne recoit pas de salaire pour la tâche. C’est la nouveauté de Pessa’h, savoir que Hachem est notre D’ qui vient nous secourir à toutes les générations d’une manière libre car IL NOUS AIME ! Hachem Hou HaElokim !

Le sippour

Comme notre belle fête est la base de la Emouna pour tout le peuple d’Israël, on va vous gratifier d’une anecdote qui va peut-être vous renforcer dans cette belle Mida. Il s’agit d’un grand Tsadik sur lequel le Hazon Ich aurait dit qu’il faisait partie des 36 Tsadikim de la génération. Il s’appelait reb Ya’akov Rakov ל »זצ connu sous le nom du Sandler/le cordonnier. Il est décédé voici près de 45 ans (on dit que beaucoup de gens ont prié sur le tombeau de ce Tsadik à Bné Brak et leurs prières ont été reçues par Hachem) et habitait à Tel Aviv. Il était connu pour son très haut niveau de Bita’hon/confiance en Hachem et quand on lui demandait en Yiddisch: ‘Comment vas-tu ?’ il répondait: ’rien’. Car en Yiddisch on dit ‘Wos machst Du?’ qui veut dire ‘qu’est-ce que tu fais?’. Car ce Tsadik avait une si grande conscience que les pas de l’homme et ses réalisations ne sont que dans les mains du Créateur, nécessairement il répondait qu’il ne faisait RIEN dans sa vie ! (Il n’y a que Hachem qui nous guide). Une fois, a rapporté le grand rav Ya’akov Edelstein, de mémoire bénie, ce cordonnier a été appelé à témoigner au tribunal de Tel Aviv car il avait subi un accident de voiture au niveau des jambes et son assurance intentait un procès contre le conducteur fautif. Au moment le plus fort de la plaidoirie en sa faveur, le juge demande à reb Ya’akov de déclarer si c’est bien l’accusé qui conduisait le véhicule et qui l’a renversé ? Il répond en disant c’est … Hachem qui est la cause. Une deuxième fois le juge lui redemande de témoigner si c’est l’accusé qui était fautif, et sa réponse ne se fait pas attendre: non, c’est Hachem ! Le juge perdit son sang-froid et lui somma de dire des choses cohérentes.

Le tsadik répondit : ‘Celui qui m’a véritablement renversé c’est le Ribono chel ‘Olam, et dire que c’est le conducteur c’est un MENSONGE que je ne veux pas sortir de ma bouche ». Incroyable, non ? Savoir que l’on peut s’élever et voir – comme reb Ya’akov – que tout ce qui lui arrive c’est de la grande Main Miséricordieuse de Hachem: c’est la vraie Gueoula. Savoir que les bonnes choses de la vie comme des choses moins bonnes…tout ça, c’est voulu et orchestré par Hachem. C’est ça, l’apprentissage de la liberté de Pessa’h. Et lorsque l’on est sûr de cela, alors il n’y a plus de place pour la colère contre les hommes, ni la vengeance et encore moins de la rancune (il n’y a de place qu’à la Techouva pour la personne qui a fauté). C’est la grande leçon de la sortie d’Egypte : voir la grande Providence Divine qui s’exerce sur tout le peuple Juif comme sur SA propre vie.

‘Hag saméa’h et à la semaine prochaine, si D’ le veut.

David Gold

Tél : 00972 55 677 87 47

e-mail : dbgo36@gmail.com

Pour les connaisseurs un super best-seller vient de paraitre « Les étincelles d’histoires de vie » : 56 Sippourim qui vous donneront d’autres perspectives dans la vie. 

Une berakha pour tous les Avrékhim et Ba’houré Yechiva afin qu’ils passent de très belles fêtes de Pessa’h et qu’ils reviennent sur les bancs des Yechivoth et Kollelim avec beaucoup de force.

Une bénédiction au rav Asher Berakha-Bénédict chlita ét à son épouse pour son soutien à la parution des « Les étincelles d’histoires de vie »

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